Belgique : un ancien militaire se fait exploser sur un terrain de foot

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Le parquet fédéral, responsable des affaires terroristes en Belgique, a indiqué qu'il n'était pas chargé de cette affaire.
Le parquet fédéral, responsable des affaires terroristes en Belgique, a indiqué qu'il n'était pas chargé de cette affaire. © NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP
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L'homme serait un ancien militaire de carrière âgé de 65 ans, selon la mairie qui évoque un suicide. Le parquet fédéral indique ne pas être chargé de cette affaire. 

Un ancien militaire de carrière belge est décédé après s'être fait exploser mardi avec une grenade sur un terrain de football désert à Verviers, dans l'est de la Belgique, ont indiqué les autorités municipales et le parquet local.

"L'individu, dont l'identité n'est pas encore connue, s'est fait sauter au milieu du terrain de foot autour de 8h30 du matin. Il était seul au milieu du terrain", a expliqué un adjoint au bourgmestre (maire) de Verviers, Hasan Aydin, joint par téléphone. L'explosion n'a pas fait d'autre victime. "La piste du suicide semble pour l'instant privilégiée, car s'il avait voulu faire des victimes, il se serait rendu dans un autre endroit, à un autre moment", a ajouté l'élu municipal.

Un homme âgé de 65 ans. Des lettres d'adieu et de dernières volontés ont été découvertes au domicile de l'homme, un ancien militaire de carrière âgé de 65 ans, selon le parquet de Verviers. "Un témoin a contacté les services de police (...) ce mardi matin afin de signaler qu'il a vu un homme seul se diriger au centre du terrain de football, avoir entendu quelques instants plus tard le bruit d'une explosion et avoir constaté que cet homme s'était fait exploser", a précisé le parquet local dans un communiqué. Après l'intervention de la police et du service de déminage, "le médecin légiste a relevé que la mort était due à l'explosion d'une grenade et qu'aucune intervention de tiers n'était à constater", a précisé le communiqué. Aucun autre explosif n'a été retrouvé. 

Une cellule djihadiste démantelée en 2015. Le parquet fédéral, responsable des dossiers terroristes en Belgique, n'avait pas été saisi de cette affaire. Verviers avait fait la une en 15 janvier 2015, lorsqu'une cellule djihadiste avait été démantelée dans une maison de la ville, une semaine après l'attentat contre Charlie Hebdo à Paris. Le commando comptait trois jeunes revenus de Syrie. Deux d'entre eux avaient été tués après avoir ouvert le feu contre les policiers venus les arrêter. Un troisième, blessé, a été arrêté. Abdelhamid Abaaoud, considéré comme un des organisateurs des attentats sanglants qui ont frappé Paris (novembre 2015) et à Bruxelles (mars 2016), revendiqués par le groupe État islamique (EI), est soupçonné d'avoir supervisé la cellule de Verviers depuis la Grèce.