Avortement : Trump dit être "pro-vie" mais favorable à des exceptions

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Donald Trump a rappelé samedi qu'il était pour une politique très répressive sur l'avortement.
Donald Trump a rappelé samedi qu'il était pour une politique très répressive sur l'avortement. © AFP
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Donald Trump a confirmé samedi sur Twitter être contre l'avortement, sauf en cas de viol, d'inceste ou de mise en danger de la vie de la mère.

Alors que plusieurs État américains viennent d'adopter des législations répressives en matière d'avortement, Donald Trump a confirmé être sur la même ligne, samedi. Sur Twitter, le président américain s'est déclaré "profondément pro-vie" tout en se disant favorable à des exceptions.

À trois exceptions près

"Comme la plupart des gens le savent, et pour ceux qui aimeraient le savoir, je suis fermement en faveur de la vie, à trois exceptions près (viol, inceste et protection de la vie de la mère) la même position que celle adoptée par Ronald Reagan", a expliqué Donald Trump dans un tweet. Le président a fait part de son point de vue sur l'avortement quelques jours après l'interdiction par l'Alabama de tous les avortements sauf en cas de danger mortel pour la mère, avec des peines pouvant aller jusqu'à 99 ans de prison pour les médecins. 

La question de l'interruption volontaire de grossesse sera au cœur de la prochaine présidentielle américaine en 2020. Donald Trump a conquis la droite religieuse, initialement sceptique au sujet de ce milliardaire divorcé, en promettant de nommer des juges opposés à l'avortement au sein de la plus haute juridiction du pays. Depuis son élection, le président a fait entrer deux magistrats au sein de la Cour suprême, Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh, si bien que les juges progressistes y sont désormais minoritaires (quatre sur neuf). La droite religieuse espère désormais que la Cour, forte de sa nouvelle majorité conservatrice, reviendra par petites touches sur sa décision historique de légaliser l'avortement.

Pousser la Cour suprême à revenir sur la loi de 1973

Après l'Alabama, le Missouri a interdit cette semaine l'avortement à partir de huit semaines de grossesse. Toutes ces lois sont en contradiction flagrante avec l'arrêt "Roe V. Wade" de 1973 (qui garantit le droit des Américaines à avorter tant que le fœtus n'est pas viable, c'est-à-dire vers la 24e semaine de grossesse). Elles devraient donc être rapidement bloquées par des tribunaux. Mais leurs promoteurs ne comptent pas en rester là, ils ont fait savoir qu'ils enchaîneraient les recours jusqu'à atteindre la Cour suprême, qu'ils espèrent convaincre de revenir sur sa décision de 1973.

Donald Trump a également demandé au Congrès d'interdire les avortements "tardifs". "La gauche radicale, au sujet de l'avortement tardif (et pire), implose sur cette question", a-t-il tweeté samedi soir. "Nous devons rester unis et gagner pour la Vie en 2020."