Argentine : Kirchner, l'ex-présidente, inculpée dans une affaire de blanchiment d'argent

, modifié à
  • A
  • A
Kirchner  cristina 1280
Selon la justice, les Kirchner ont développé "un réseau complexe d'entreprises" pour mettre en circulation des bénéfices issus d'"une fraude contre l'État". © DANIEL VIDES / NOTICIAS ARGENTINAS / AFP
Partagez sur :
Avec ses deux enfants, l'ex-présidente argentine a été inculpée lundi dans une affaire de blanchiment d'argent via la location d'hôtels lui appartenant. 

Cristina Kirchner et ses deux enfants ont été inculpés lundi en Argentine dans une affaire de blanchiment d'argent via la location d'hôtels leur appartenant, a indiqué une source judiciaire. L'ex-présidente est actuellement sénatrice alors que son fils Maximo occupe un poste de député. 

"Une fraude contre l'Etat". Selon la justice, les Kirchner ont développé "un réseau complexe d'entreprises afin de mettre en circulation (...) une partie des bénéfices obtenus grâce à une fraude contre l'État", selon l'arrêt publié par le Centre d'information judiciaire de la Cour suprême. Quelque 800 millions de pesos (environ 26,5 millions d'euros) appartenant à Cristina Kirchner, présidente de 2007 à 2015, et ses deux fils Maximo y Florencia ont également été saisis. Le magistrat a également ordonné à la Banque centrale la saisie des comptes bancaires des huit mis en cause dans cette affaire.

14 ans d'enquête. Selon le juge, les accusés ont obtenu cet argent "à travers l'attribution irrégulière de la majeure partie des travaux publics d'un réseau routier de la province de Santa Cruz", le fief politique de l'ex-président Nestor Kirchner (2003-2007). L'affaire, appelée "Hotesur", du nom de la société de gestion hôtelière appartenant aux Kirchner, avait débuté en 2004 après une plainte de l'ex-députée de l'opposition Margarita Stolbizer. Cristna Kirchner et ses deux enfants sont également inculpés pour association illicite et blanchiment d'argent dans le dossier Los Sauces, une société immobilière familiale.

Plusieurs casseroles. L'ex-présidente argentine est également poursuivie pour entrave à l'enquête, au profit de l'Iran, sur l'attentat contre une mutuelle juive qui avait fait 85 morts et 300 blessés en 1994. Elle est également mise en cause dans l'affaire dite du "dollar futur" pour laquelle elle est accusée d'avoir causé un préjudice à l'Etat au cours d'une opération de spéculation sur les taux de change réalisée par la Banque centrale en 2015.