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Après la libération de Boualem Sansal, vers un dégel des relations entre Paris et Alger ?

Après la libération de Boualem Sansal, vers un dégel des relations entre Paris et Alger ?
Après une semaine d’attente en Allemagne, Boualem Sansal est revenu en France, ce mardi, où il a rencontré Emmanuel Macron dès son arrivée. L’Élysée salue la perspective d’un potentiel apaisement des relations entre Paris et Alger et se dit prêt à dialoguer.

"Un moment d’émotion et de joie" c’est ainsi que l’Élysée qualifie la rencontre entre Emmanuel de Macron et Boualem Sansal. Dans son communiqué, le chef de l’Etat se félicite d’une diplomatie faite "de respect, de calme et d’exigence". Une formule qui est une manière de remercier d’une part l’action du président allemand, à l’origine de cette grâce présidentielle.

Mais c'est aussi une manière de désavouer d’autre part la méthode du rapport de force, prônée par Bruno Retailleau, lors de son passage au ministère de l’Intérieur. On est loin du bras de fer espéré par l’ancien locataire de Beauvau, l’entourage du chef de l’Etat revendique désormais "Moins de publicité, plus d’efficacité, une coopération sécuritaire et migratoire".

Un dialogue exigeant mais apaisé avec Alger

Un conseiller ne voulant pas prendre de risque et assure "qu’une dénonciation unilatérale des accords de 1968 par exemple mettrait fin aux relations entre les deux pays". De même au quai d’Orsay, on prône un dialogue exigeant mais apaisé avec Alger. "La libération de Boualem Sansal est un bon signe, mais on ne peut pas se réjouir trop vite", ajoute une source diplomatique, qui rappelle qu’un autre otage d’État, Christophe Gleize, attend son procès en appel en Algérie, un procès prévu le 3 décembre prochain.