Angela Merkel reconnaît avoir des "confrontations" avec Macron

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Angela Merkel admet que sa relation avec le président français est faite de "confrontations".
Angela Merkel admet que sa relation avec le président français est faite de "confrontations". © FRANCOIS LENOIR / POOL / AFP
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Dans une interview au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, la chancelière allemande Angela Merkel avoue "des différences de mentalité" avec le président français.

Angela Merkel reconnaît avoir des "confrontations" avec Emmanuel Macron, dans une interview publiée mercredi par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung (en allemand). "Bien sûr, nous avons des confrontations", déclare la chancelière allemande, ajoutant qu'"il y a des différences de mentalité" entre elle et le président français et des "différences dans (leur) compréhension des rôles".

Plusieurs divergences récentes

Les deux dirigeants ont eu plusieurs divergences ces derniers mois, du gel de ventes d'armes à l'Arabie Saoudite décidé par l'Allemagne après la mort du journaliste Jamal Khashoggi, au devenir de l'Union européenne, en passant par le Brexit et les reports accordés au Royaume-Uni. La chancelière souligne toutefois dans cette interview les "énormes progrès" réalisés grâce au couple franco-allemand, notamment en matière de défense. "Nous avons décidé de développer un avion de combat et un char ensemble. (…) C'est un signe de confiance que de compter davantage les uns sur les autres en matière de politique de défense", fait valoir Angela Merkel.

Des "temporalités différentes"

Les deux dirigeants avaient également signé en janvier le traité d'Aix-la-Chapelle sur la coopération et l'intégration franco-allemandes. Les relations se sont-elles détériorées ces derniers mois ? "Non, pas du tout", assure Angela Merkel. Mais, admet-elle, les deux dirigeants ont eu des "temporalités différentes". La chancelière souligne ainsi que lors du discours sur la Sorbonne d'Emmanuel Macron, consacré en septembre 2017 à la relance de l'Europe, elle venait tout juste de passer le cap des élections au Bundestag et négociait une nouvelle coalition.