Signé ce samedi au Paraguay après plus de 25 ans de négociations, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur marque l’échec de la stratégie française. Malgré l’opposition de Paris, Emmanuel Macron n’est pas parvenu à bloquer la ratification du texte, suscitant une condamnation quasi-unanime de la classe politique dans un contexte national déjà tendu.
Ce samedi 17 janvier 2026, l’accord entre le Mercosur et l’Union européenne a été signé au Paraguay, créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde après plus de 25 ans de négociations, et ce malgré l’opposition de la France, qui n’a pas réussi à réunir une minorité de blocage. Un accord qui signe surtout un désaveu pour Emmanuel Macron.
Pour le chef de l’État, la défaite est double. D’une part, ses prises de position n’auront pas suffi à empêcher la ratification de la version finale face au reste de l’Europe. D’autre part, il n’aura pas su défendre les potentiels avantages de l’accord sur le territoire français.
Il faut dire que cette signature intervient dans un contexte national hautement tendu : le pays est toujours sans budget, le gouvernement n’a pas d’autre choix que de passer en force, et la crise agricole se poursuit.
Emmanuel Macron face à la scène européenne
La classe politique condamne à l’unanimité la ratification de cet accord. Le Rassemblement national et La France insoumise pointent du doigt la responsabilité du gouvernement français.
Jordan Bardella avait ainsi fustigé une trahison des agriculteurs français et une manœuvre de communication aussi tardive qu’hypocrite, tandis que La France insoumise dénonçait une humiliation de la France par un Mercosur qu'"Emmanuel Macron n’a jamais bloqué en huit ans".
Et ce n’est pas tout : le chef de l’État doit désormais composer avec le potentiel isolement de la France sur la scène européenne, considéré par une partie de la classe politique comme l’aveu, au terme de deux mandats, de la faiblesse de la diplomatie française.