1:38
  • Copié
Aviva Fried / Crédits : Eric Thayer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP , modifié à
La tension ne redescend pas sur les campus des universités américaines où se déroulent de nombreuses manifestations pro-palestiniennes. Europe 1 s'est rendue en Californie, sur le campus de UCLA, où près de 200 manifestants ont érigé des tentes.

Les campus des universités américaines continuent d'être témoins de manifestations pro-palestiniennes. Alors qu'à Columbia, certains cours sont désormais en ligne, l'Université de New York a ouvert des négociations avec les étudiants pro-palestiniens et annoncé ce vendredi le report de l'évacuation du campus. 

En revanche, à USC en Californie, au Texas, dans l'Ohio ou encore en Géorgie, la police est intervenue. Au total, près de 400 manifestants ont été interpellés et une soixantaine d'universités concernées, dont celle de UCLA à Los Angeles où environ 200 manifestants ont érigé des tentes sur une pelouse au centre de l'université.

"Si on pense à autre chose, ça nous détourne de notre principal objectif"

Tout autour du campus, il y a des palettes en bois sur lesquelles sont accrochées des affiches proclamant "Free Palestine" ou bien encore "À bas l'impérialisme américain !". Des étudiants, tous masqués et revêtus de keffieh, se relaient au mégaphone pour y coller des slogans. Les journalistes ont interdiction de passer la barrière et de parler à n'importe qui. C'est une porte-parole officielle du mouvement qui a bien voulu répondre aux questions d'Europe 1, et ce, par un discours bien rodé. 

"Nous sommes ici, car on ne peut pas faire comme d'habitude alors qu'un génocide se déroule à Gaza depuis 200 jours." Et pas question, de mentionner les otages israéliens retenus par le Hamas. "Si on pense à autre chose, ça nous détourne de notre principal objectif", indique la porte-parole.

Une vingtaine d'étudiants arborant des drapeaux israéliens circulent sans encombre. Pourtant, une étudiante juive explique qu'au quotidien, les choses sont compliquées. "J'ai eu une altercation avec une femme. Elle a regardé mon étoile de David et elle m'a poussé violemment". La direction de UCLA n'a pas l'intention, pour l'instant, de prendre des mesures contre le campement. La présence policière sur place est d'ailleurs quasi inexistante.