"Ce sera Assad, puis les islamistes" (E1)

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"Kofi Annan ne pouvait pas résoudre seul le conflit syrien. Il avait besoin du soutien de l'ONU, qui lui a manqué à cause des trois vétos consécutifs de la Chine et la Russie". Gérard Araud, ambassadeur permanent de la France à l'ONU, est revenu samedi sur Europe 1 sur la démission de Kofi Annan du poste d'émissaire syrien des Nations unis.

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"Ces deux pays doivent entendre la voix de la communauté internationale, qui leur dit à quel point ils sont isolés", demande l'ambassadeur.  "Les Russe nous disent, mieux vaut Bachar al-Assad que les islamistes, qu'ils soupçonnent d'être encrés parmi les rebelles. Mais ils ne comprennent pas que si on en reste à ce stade, ce sera Assad, puis les islamistes. Car Assad tombera. Mais plus nous attendons, plus le conflit se radicalisera", craint Gérard Araud.