Un vrai-faux gendarme, arrêté par de vrais gendarmes, jugé pour usurpation d'uniforme

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Jugé ce vendredi pour usurpation d'uniforme, le quinquagénaire avait toute la panoplie du parfait gendarme. (Photo d'illustration) 1:11
Jugé ce vendredi pour usurpation d'uniforme, le quinquagénaire avait toute la panoplie du parfait gendarme. (Photo d'illustration) © AFP
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Un quinquagénaire, interpellé en décembre suite à un contrôle de police, est jugé vendredi à Nevers. L'homme, pendant plusieurs mois, a fait croire à ses proches et à tous ceux qu'il croisait qu'il était gendarme. D'après le procureur, depuis son service militaire, le quinquagénaire voue "un culte à la gendarmerie" sans avoir réussi à l'intégrer.

Trop gendarme pour être vrai. Il avait la tenue de service classique, celle d’intervention, de combat, de cérémonie… mais aussi le bâton de défense, le deux-tons et le gyrophare. Un quinquagénaire, qui se faisait passer pour un gendarme depuis plusieurs mois, est jugé vendredi à Nevers pour usurpation de qualité, port illégal d'uniforme et de décoration, faux et usage de faux. Démasqué par son excès de zèle, l'homme risque jusqu'à trois ans de prison. 

Une usurpation qui a duré plusieurs mois

Le quinquagénaire portait l’uniforme depuis des mois, l’exhibait sur les réseaux sociaux et le revendiquait auprès de potentiels employeurs. Ses voisins étaient même convaincus qu’il était gendarme. Mais en décembre 2019, il est contrôlé avec son gyrophare en marche par de vrais policiers. L’usurpateur brandit alors sa profession auprès de vrais agents, qui vérifient son identité et son poste.

Le retour négatif déclenche l’ouverture d’une enquête, puis son interpellation par les vrais gendarmes. D'après le procureur, depuis son service militaire, l’homme voue "un culte à la gendarmerie" sans avoir réussi jusque-là à l'intégrer. Il a vécu sa garde à vue comme un séjour en gendarmerie dont il serait sorti "ravi".

Europe 1
Par Salomé Legrand, édité par Ariel Guez