Un adulte et quatre enfants tués près de Paris dans un possible drame familial

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Cinq personnes dont quatre enfants ont été retrouvés morts dans un pavillon de Seine-Saint-Denis (photo d'illustration).
Cinq personnes dont quatre enfants ont été retrouvés morts dans un pavillon de Seine-Saint-Denis (photo d'illustration). © AFP
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Cinq personnes, dont quatre enfants, ont été retrouvés morts dans un pavillon de Seine-Saint-Denis, a indiqué le parquet, samedi à la mi-journée.  Selon une source policière, un bébé de moins de deux ans figure parmi les victimes. 

Cinq morts, dont quatre jeunes enfants, et trois blessés graves : les enquêteurs tentaient samedi d'éclaircir les circonstances d'un fait divers sanglant qui s'est noué dans un pavillon de Noisy-le-Sec et serait possiblement lié à un différend familial. Selon les premiers éléments de l'enquête, le drame s'est produit dans la matinée dans un pavillon de cette ville de Seine-Saint-Denis. Un adulte et quatre enfants ont été retrouvés sans vie dans l'habitation, située dans un quartier pavillonnaire près de la gare RER, a indiqué le parquet de Bobigny, évoquant un drame "intra-familial" aux contours encore très flous.

Un bébé de moins de 2 ans figure parmi les morts 

Selon une source policière, un bébé de moins de 2 ans figure parmi les morts aux cotés d'enfants âgés de 2 à 14 ans. Le drame, dont les causes restent à déterminer, aurait touché plusieurs fratries au sein d'une même famille d'origine sri-lankaise, selon le parquet. "C'était une famille sans histoire, exemplaire. Je n'arrive pas à y croire", a déclaré le maire PCF de la ville, Olivier Sarrabeyrouse, élu depuis quelques mois, et qui avait été l'instituteur de plusieurs de ces enfants. La famille était, selon lui, présente en France depuis plusieurs années.

Trois personnes grièvement blessées

Trois autres personnes, dont le possible auteur des faits, ont été grièvement blessées et hospitalisées tandis que deux adolescents ont été plus légèrement atteints, selon le parquet. L'assaillant aurait utilisé une arme blanche pour s'en prendre aux victimes, selon une autre source policière qui penchait elle aussi pour l'hypothèse d'un différend familial "dont les circonstances restent à déterminer". La police judiciaire de Seine-Saint-Denis est chargée de l'enquête.

"La semaine dernière, il y avait déjà eu un différend familial dans cette famille"

En milieu d'après-midi, un périmètre de sécurité avait été établi autour du pavillon situé dans un quartier calme de la ville, a constaté une journaliste de l'AFP. Peu de policiers étaient encore sur place. Le propriétaire du bar le Petit-Noisy, situé à une dizaine de mètres du drame, était sous le choc. "Je connaissais le père, très calme et gentil, il venait au café parfois, ils sont arrivés il y a un ou deux ans", a-t-il raconté. "La semaine dernière, il y avait déjà eu un différend familial dans cette famille, la police était venue et ça s'est calmé depuis".

Une cellule psychologique mise en place

Selon de premières déclarations, c'est dans un autre bar du quartier, celui du Rond-point, qu'un des jeunes blessés est venu demander de l'aide samedi matin, permettant d'alerter les forces de l'ordre.
"Mon patron m'a dit quand je suis arrivée tout a l'heure qu'un enfant de 12 ans est venu ce matin traumatisé, la tête en sang", a raconté une serveuse surnommée "Fafa". "Il lui a dit que c'était son oncle qui a pété les plombs". La ville va mettre en place une cellule psychologique pour les enfants et les familles, a annoncé le maire.