Région parisienne : près de 100.000 litres de carburant volés, 5 interpellations

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Les cinq hommes se servaient, de nuit, grâce à une télécommande commandée sur le "darknet". (Photo d'illustration)
Les cinq hommes se servaient, de nuit, grâce à une télécommande commandée sur le "darknet". (Photo d'illustration) © PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Cinq hommes, soupçonnés d'avoir volé près de 100.000 litres de carburants à des stations-service de la région parisienne, ont été interpellés lundi.

Ils ont réussi, pendant des mois, à mettre en place un véritable trafic de carburant. Cinq hommes, soupçonnés d'avoir volé près de 100.000 litres de carburant à des stations-service de région parisienne, ont été interpellés lundi par les gendarmes. Leur méthode : se servir, de nuit, grâce à une télécommande commandée sur le "darknet". Ce vol, à grande échelle, a eu lieu en 2017 et en 2018. Mais ici, pas question d'effraction ou de simple "siphonnage".

Les voleurs ont mis au point un système bien plus sophistiqué pour pouvoir dérober des dizaines de milliers de litres de carburant dans toute la région parisienne. Ils opéraient de nuit, alors que les stations-service étaient fermées. "Ils avaient une sorte de télécommande qui permettait de basculer la station-service du mode automatique au mode manuel, et ensuite de faire un service d'essence non comptabilisé par la station-service. C'était de l'essence récupérée gratuitement ou alors livrée gratuitement à ceux qui se présentaient à la station-service", explique un gendarme.

Une vente en pleine nuit, avec 30% de remise par rapport aux prix à la pompe. Les voleurs ont ainsi pu vendre une importante quantité de carburant. Les clients, prévenus de cette vente "sauvage" en pleine nuit, avaient droit à une remise de 30% par rapport aux prix à la pompe.

Le reste du temps, les cinq suspects, des trentenaires originaires de banlieue parisienne et qui travaillaient la journée, venaient avec leurs utilitaires, coffre aménagé avec cuve intégrée. En tout, 37 stations-service ont subi le préjudice, selon les enquêteurs de la section de recherche de Versailles.

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