Martinique : évacuation de 300 personnes pour des coulées de boues volcaniques

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Ni victimes ni dégâts matériels ont été constaté dans la nuit de jeudi à vendredi. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Le maire de la commune où ont eu lieu les évacuations estime que la vigilance reste de mise en raison des fortes pluies attendues dans les prochains jours.

Trois cents personnes ont été évacuées jeudi soir de leur domicile au Prêcheur en Martinique à la suite de coulées de boues volcaniques successives, a annoncé vendredi la préfecture de Martinique dans un communiqué.

Des capteurs déclenchés. Le lit de la rivière du Prêcheur est soumis "depuis plusieurs jours" à un phénomène de coulées de boue d'origine volcanique, connu sous le nom de "lahar", et fait l'objet d'une surveillance accrue des services de l'État. Des capteurs ont notamment été disposés "tout au long de la rivière afin de donner l'alerte en cas de glissements rocheux". Jeudi soir, "les géophones (qui enregistrent en temps réels des bruits induits par le déclenchement des blocs de pierre) se sont activés, la vigie humaine a confirmé les bruits simultanément", a indiqué la préfecture. "L'alerte à la population a été immédiatement déclenchée", et "la décision a été prise de faire évacuer la population des quartiers riverains à la rivière soit environ 300 personnes", a-t-elle ajouté.

Vigilance. Sur les 300 personnes évacuées, 25 ont demandé une prise en charge dans les hébergements d'urgence. L'école du Prêcheur restera fermée vendredi. A la suite de ces nouveaux lahars, le préfet Franck Robine a décidé d'activer la cellule de crise en préfecture. Il devait se rendre vendredi au Prêcheur après un survol en hélicoptère. Marcellin Nadeau, le maire de la commune s'est félicité sur RCI Martinique qu'il n'y ait "pas eu de conséquences humaines et matérielles" à la suite des nouvelles coulées de boue de la nuit. Il a néanmoins estimé que "la vigilance restait de mise" en raison des fortes pluies attendues dans les prochains jours sur la zone. Ce phénomène de lahar n'est pas nouveau dans cette région de l'île située sous le flanc ouest de la montagne Pelée.

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