Fleury-Mérogis : des dizaines de smartphones découverts dans la prison

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Fleury-Mérogis est la plus grande prison d'Europe.
Fleury-Mérogis est la plus grande prison d'Europe. © MEHDI FEDOUACH / AFP
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Une trentaine de téléphones portables et montres connectées ont été découverts dans la cellule d'un détenu à Fleury-Mérogis mardi. 

Des dizaines de smartphones introduits illégalement en détention ont été découverts mardi dans la plus grande prison d'Europe à Fleury-Mérogis, dans l'Essonne, a appris l'AFP mardi auprès de sources concordantes. Les téléphones ont été saisis en fin d'après-midi, après qu'un détenu se soit "comporté bizarrement", selon le bureau local du syndicat FO Pénitentiaire. Sur le chemin de sa cellule vers le parloir, le détenu a demandé à aller aux toilettes. Lorsqu'il est ressorti, les surveillants ont fouillé les sanitaires et ont découvert plusieurs smartphones déposés dans les cabines, selon le syndicat.

Téléphones et montres connectées. Les gardiens ont ensuite fouillé la cellule de ce détenu et sont tombés sur "une trentaine de téléphones et des montres connectées", a-t-il ajouté. Le parquet d'Evry a confirmé la saisie d'une trentaine de téléphones et a ouvert une enquête pour "recel de biens provenant d'un délit". Confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie d'Evry, elle devra déterminer comment ces smartphones, parmi lesquels des modèles volumineux comme des iPhones, ont pu rentrer dans la prison malgré les mesures de sécurité.

"Recrudescence des trafics en prison". "L'importance de ce trafic démontre la montée du 'caïdat' au sein de nos détentions, qui est responsable en partie des différentes formes de violence et d'intimidation, tant sur le personnel que sur la population pénale", s'est indigné FO Pénitentiaire, dans un communiqué. "Il y a une recrudescence des trafics en prison, on doit pouvoir fouiller les détenus", a renchéri le délégué local, Thibault Capelle. Fleury-Mérogis, où sont incarcérés 4.300 détenus, a été un des foyers de la contestation lors du vaste mouvement revendicatif des surveillants pénitentiaires en janvier.