Calais : l'agresseur présumé d'une policière relâché faute de traducteur

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Samedi soir, lors d'une patrouille à Calais, une policière aurait été blessée par un migrant. (Illustration)
Samedi soir, lors d'une patrouille à Calais, une policière aurait été blessée par un migrant. (Illustration) © DGPN-SICOP
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Une policière a été violemment frappée samedi soir. L’auteur présumé des coups a été remis en liberté car il ne parlait que le konso, un dialecte éthiopien connu par aucun des traducteurs habilités au tribunal de Boulogne-sur-Mer.

A Calais, les syndicats de policiers s'offusquent après l'agression d'une policière et la libération de son agresseur présumé. Samedi soir, lors d'une patrouille dans le quartier Beau-Marais, sur le parking d'un supermarché Carrefour, une policière aurait été blessée par un migrant alors qu'elle et deux de ses collègues tentaient d'intervenir pour empêcher quatre hommes de découper la bâche d’un poids lourd stationné sur le parking. Elle aurait reçu un coup de poing au visage et un coup de genou dans la jambe. Ce qui lui a valu six jours d'arrêts de travail.

Pas de traduction possible. L'agresseur présumé aurait été interpellé dans la foulée samedi soir par une unité de la bac qui disposait d'une description précise. Mais en garde à vue, le jeune homme se serait murer dans le silence, faisant comprendre qu'il ne parlait que le konso, un dialecte éthiopien connu par aucun des traducteurs habilités au tribunal de Boulogne-sur-Mer. Or le code de procédure pénal exige que l'on signifie ses droits à toute personne arrêtée. Le migrant aurait donc été relâché. 

Les syndicats de policiers inquiets. Une décision qui révolte les syndicats de police à Calais. Certains affirment redouter que des migrants prétendent désormais ne parler qu'un dialecte peu utilisé pour échapper à la justice.

Europe 1
Par Lionel Gougelot, édité par Clémence Olivier