Calais : des centaines de réfugiés tentent d'entrer dans le tunnel sous la Manche

Entre 800 et 1.000 migrants ont tenté d'entrer dans le tunnel sous la Manche.
Entre 800 et 1.000 migrants ont tenté d'entrer dans le tunnel sous la Manche. © © DENIS CHARLET/AFP
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Entre 800 et 1.000 migrants ont tenté jeudi après-midi d'entrer sur le site du tunnel sous la Manche près de Calais.

Entre 800 et 1000 migrants ont tenté jeudi après-midi d'entrer sur le site du tunnel sous la Manche près de Calais. Un chiffre qualifié d'"inédit" en journée, selon une source policière. "A l'approche du tunnel, de nombreux migrants ont tenté par tous les moyens de ralentir le trafic pour monter dans les camions, en bloquant les voies de circulation et en démontant des grilles métalliques", a relaté cette source. Certains d'entre eux ont coupé au cutter des bâches et sont montés sur les toits de poids lourds, a constaté un photographe de l'AFP. Selon ce dernier, plusieurs migrants ont réussi à s'introduire sur le site du tunnel, d'une superficie de 650 hectares.

"Des forces de sécurité ont été déployées aux abords du tunnel sous la Manche, ont reçu des jets de projectiles et ont dû faire usage de gaz lacrymogène à plusieurs reprises pour repousser les migrants", a indiqué la préfecture. Deux échangeurs d'accès au tunnel ont été fermés pendant une demi-heure "par mesure de sécurité", a précisé cette source.

Le trafic routier bloqué. La préfecture a affirmé que la situation était maîtrisée vers 16h. "Les forces mobiles sont déployées en jalonnement le long des axes d'accès au site du tunnel, et plusieurs groupes de migrants s'écartent du secteur." Le trafic continuait à 17h d'être quasi paralysé comme dans la grande partie de l'après-midi, selon le photographe de l'AFP, qui témoignait également du retour de groupes de 10 ou 20 migrants passant entre les véhicules en fin d'après-midi.

Situation très précaire. Ces tentatives des migrants s'avèrent fréquentes en milieu de semaine ou lors de certains weekends. Environ 4500 migrants, venant principalement d'Afrique de l'Est, du Moyen-Orient et d'Afghanistan, vivent dans le camp de la "Jungle" de Calais, à une heure à pied du centre ville, dans des conditions très précaires. Dix-huit ont perdu la vie depuis début juin en tentant de rallier l'Angleterre, qu'ils considèrent souvent comme un eldorado.