Assaut de Saint-Denis : sept personnes sur huit interpellées mercredi ont été relâchées

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G.S. avec AFP , modifié à
Sept des huit suspects interpellés mercredi ont été relâchés. L'homme qui a fourni l'appartement reste en garde à vue. 

Sept des huit personnes interpellées mercredi lors de l'assaut policier à Saint-Denis, au nord de Paris, ont été relâchées, annonce le parquet samedi. L'homme qui a fourni l'appartement à Abdelhamid Abaaoud, l'organisateur présumé des attentats parisiens, tué lors de l'assaut, reste en garde à vue.

L'homme qui voulait "rendre service". Jawad Bendaoud avait expliqué, juste avant son interpellation, avoir hébergé "pour rendre service" deux personnes "qui venaient de Belgique". Deux personnes qui "voulaient juste de l'eau et faire la prière", avait assuré cet homme, qui soutient qu'il ne savait pas qu'il s'agissait de terroristes. Jawad Bendaoud avait été condamné en 2008 à huit ans de prison pour "coups mortels" et était sorti de prison en 2013. Sa garde à vue peut être prolongée jusqu'à 144 heures, soit six jours, comme c'est le cas dans une enquête terroriste en cas de menace imminente. 

Sept personnes relâchées. Les sept autres personnes placées en garde à vue mercredi ont été relâchées samedi matin: une jeune femme interpellée en compagnie de Jawad Bendaoud dans une rue proche du lieu de l'assaut et "six personnes qui se trouvaient dans l'immeuble ou à proximité immédiate", a précisé le parquet. Une semaine après les attentats, les enquêteurs commencent à avoir une idée plus précise de la composition des trois commandos, formés d'une dizaine de jihadistes en tout, qui ont tué 130 personnes à Paris le 13 novembre. Mais le rôle de l'un d'entre eux, Salah Abdeslam, reste à éclaircir. D'autant que cet homme, vraisemblablement exfiltré en Belgique au lendemain des tueries, est toujours activement recherché.