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Alsace : le musée Lalique victime d'un cambriolage, le préjudice estimé à plusieurs millions d'euros

Le musée verrier Lalique est situé à Wingen-sur-Moder, en Alsace. [PATRICK HERTZOG / AFP]

Le musée Lalique a été dérobé de plusieurs bijoux de grande valeur, dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 juillet, à Wingen-sur-Moder (Bas-Rhin). Les individus cagoulés sont rentrés dans l'établissement et ont ciblé des pièces en cristal, sans pierres précieuses. L'établissement va fermer ses portes pendant plusieurs jours.

Des bijoux de grande valeur ont été dérobés, ce dimanche à l'aube, au musée verrier Lalique, en Alsace, lors d'un cambriolage dont le préjudice est évalué à plusieurs millions d'euros. "Une vingtaine de bijoux ont été volés. Le préjudice est en cours d'estimation mais pourrait atteindre quelques millions d'euros, sans doute proche des quatre millions", a précisé une source proche de l'enquête.

Du fait du cambriolage, "l'établissement sera fermé dans les jours à venir afin de prévoir une réouverture sereine et en toute sécurité", a précisé sur les réseaux sociaux la direction de cet établissement implanté à Wingen-sur-Moder (Bas-Rhin) et dédié au joaillier-verrier de l'Art nouveau et de l'Art déco René Lalique (1860-1945).

Le maire critique vivement la société de surveillance

Plusieurs individus cagoulés ont fracturé une porte et brisé six vitrines contenant des bijoux, a indiqué une autre source proche de l'enquête, précisant qu'il s'agissait de bijoux en cristal, sans pierres précieuses, et qui ne peuvent pas être fondus.

"Une alarme s'est déclenchée, mais le temps que la société de surveillance fasse la levée de doute, c'est une femme de ménage, arrivée en premier sur les lieux, qui a appelé la gendarmerie", selon la première source.

Interrogé par le quotidien régional les Dernières nouvelles d'Alsace (DNA), Christian Dorschner, maire de Wingen-sur-Moder, s'est dit "en colère". "Toutes les alarmes se sont mises en route, comme il faut. Et puis (avec) la société de surveillance, apparemment, il y a eu un gros trou dans la raquette : ils ne sont pas intervenus tout de suite, ils n'ont pas prévenu les gendarmes", a déploré l'élu.

Interrogé sur la possibilité que des "pièces uniques" aient été dérobées, le maire a répondu: "c'est le gros doute que nous avons, car ils ont tapé en premier dans les bijoux". "Ils étaient sûrement bien informés pour faire ce travail de cette manière là, ça doit être (...) des spécialistes", a encore dit l'édile aux DNA.

Les images de vidéosurveillance sont en cours d'exploitation. L'enquête a été confiée à la cellule d'investigation criminelle du groupement de gendarmerie du Bas-Rhin.