L'incendie qui ravage les Pyrénées-Orientales reste actif malgré l'importante mobilisation des secours. Plus de 10.000 habitants ne peuvent toujours pas regagner leur domicile, tandis que des renforts aériens sont attendus dès mardi 7 juillet.
11.000 hectares ont déjà brûlé dans le sud de la France depuis le début de la vague d'incendies, soit deux fois plus qu'à la même période en 2025. Dans les Pyrénées-Orientales, des forêts, des collines, des villages ou encore des campings sont touchés et le feu ne faiblit pas. Près de 5.000 hectares ont été parcourus par les flammes ce lundi 6 juillet.
La veille, dimanche 5 juillet, les habitants de 26 communes, soit 10.000 personnes, ont été évacués. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, est arrivé sur place, lundi, à Ille-sur-Têt (Pyrénées-Orientales), une commune de plus de 5.500 habitants particulièrement touchée.
Le feu reste actif par endroits et les conditions météorologiques demeurent défavorables. Il fait chaud et l'air est sec. Laurent Nuñez a expliqué que le feu progresse moins vite lundi, mais il n'est pas encore maîtrisé par les pompiers. "Il est heureusement stabilisé dans un certain nombre d'endroits, mais il n'est pas complètement fixé", a-t-il déclaré. Il a d'ailleurs souligné que l'incendie restait actif sur ses flancs gauche et droit. Le flanc droit inquiète particulièrement puisqu'il menace certaines communes, comme Ille-sur-Têt.
Un renfort des moyens sur place à partir de mardi
Laurent Nuñez a annoncé l'arrivée de moyens supplémentaires. "Nous aurons à partir de mardi 7 juillet des renforts : deux avions nationaux qui viendront en renfort et six avions européens, donc il y aura un renfort de 8 avions, ce qui correspond, je le redis, à l'équivalent en projection d'eau de quatre Canadair. On va augmenter les moyens", explique-t-il.
Le ministre a également rappelé que les habitants évacués ne doivent pas rentrer chez eux. Pourtant, certains passent à travers les barrages routiers, comme Sophie, revenue dans sa maison à Ille-sur-Têt, où elle découvre un village fantôme vidé de ses habitants.
"C'est le désert, il n'y a pas de vie. Puis bon, ceux qui sont restés, on ne veut pas gêner les secours parce qu'on voit qu'il y a encore des fumées et donc on reste confinés. Ce n'est pas terminé, ça reste dangereux mais c'est mieux", raconte cette riveraine au micro d'Europe 1.
La police et les gendarmes patrouillent pour inviter les personnes encore sur place à évacuer rapidement. La colonne de fumée qui s'élève dans le ciel reste bien visible et certains jardins fument encore.