Comment Elisabeth Moss est devenue une icône féministe à travers ses rôles ?

SAISON 2020 - 2021 , modifié à
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SERIELAND RECO - La quatrième saison de la dystopie féministe "The Handmaid’s Tale" vient de débuter sur OCS. Son héroïne et co-productrice Elisabeth Moss s’est imposée comme une figure centrale du mouvement de lutte pour les droits des femmes. A l’occasion la sortie de la série, SERIELAND consacre un épisode à la comédienne et revient sur ses rôles notamment dans "The West Wing", "Mad Men" et "Top of the Lake". Comment l’actrice est-elle devenue une icone féministe ? Que raconte "The Handmaid's Tale" sur notre société ? Eva Roque en débat avec Thomas Destouches, journaliste à Télécâble Sat Hebdo et Charlotte Blum, journaliste série pour OCS.

Le livre de Margaret Atwood, la série, et les costumes de La Servante Écarlate (The Handmaid’s Tale) sont devenus des étendards de la cause féministe. Et par extension, Elisabeth Moss, l'interprète principale de la série et co-productrice, est devenue une égérie du mouvement. Mais ce n'est pas la seule fois où la comédienne a prêté ses traits à un personnage de femme forte.

Découverte dans le rôle de la fille du président des Etats-Unis dans The West Wing, Elisabeth Moss crève ensuite l’écran en interprétant Peggy Olsen dans la série Mad Men. Dans cette fiction, elle incarne un personnage que l’on peut considérer comme féministe, une secrétaire introvertie qui devient petit à petit une talentueuse directrice artistique, sûre d’elle et pleine de pouvoir. Repérée par Jane Campion, elle devient ensuite l'héroïne de Top of the Lake, une série coup de poing qui s’empare de la thématique du viol et des violences faites aux femmes. Dans ce thriller judiciaire, Elisabeth Moss joue Robin Griffin, une inspectrice chargée d'enquêter sur la surprenante grossesse d’une jeune fille de 12 ans. 

Comment peut-on caractériser la trajectoire d’Elisabeth Moss ? Quelle est la place d’Elisabeth Moss dans la réalisation de The Handmaid’s Tale ? Et d'ailleurs, la quatrième saison de la série, disponible sur OCS, est-elle à la hauteur des précédentes saisons ? Dans cet épisode de SERIELAND, Eva Roque s'intéresse à la carrière d’Elisabeth Moss et à son rôle dans la production de séries. Elle s’entoure de Thomas Destouches, journaliste à Télécâble Sat Hebdo et de Charlotte Blum, journaliste série pour OCS. 

La découverte de la semaine : La 4e saison de The Handmaid’s Tale

Adaptée du roman de Margaret Atwood, la série se déroule dans une Amérique totalitaire baptisée : République de Gilead. Dans cet État, l’intégralité du pouvoir est aux mains d’hommes religieux fanatiques et la fécondité a atteint des taux historiquement bas. Les femmes n’ont plus aucun droit et sont divisées en deux castes : d’un côté les épouses et de l’autre les servantes, victimes de viols à répétition, dont l’unique mission est d’enfanter. L’une d’entre elle, June se rebelle et essaye de combattre ce système. 

Dans cette 4e saison, June poursuit sa quête de liberté et se heurte toujours plus violemment au système patriarcal de la République de Gilead. The Handmaid's Tale est une série remarquable, sombre, à l'esthétique très soignée. Au-delà du choc visuel, la série alerte sur le progressif recul des droits des femmes. Construite sur des flashs temporels de la vie de June avant l’instauration de ce régime politique, la série montre comment une société peut, petit à petit, sombrer dans la dictature. 

4 saisons, 46 épisodes d’environ 50 minutes à voir sur OCS

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Le bonus de Thomas Destouches (Télécâble Sat Hebdo) : Dollface 

La série raconte le quotidien d’une jeune femme, Jules, fraîchement quittée par son petit copain. Pour remonter la pente, elle décide de se rapprocher de ses amies, qu’elle avait quelque peu délaissées pendant sa relation. Pour reprendre contact et reconquérir leur amitié, Jules va devoir redoubler d’imagination. 

Dollface oscille entre la comédie et le fantastique en présentant des scènes absurdes. Par exemple, dès le premier épisode, Jules se retrouve dans un bus bondé de femmes, toutes se sont faites larguer par leur compagnon. En larmes, elles se dirigent vers une station de tri qui décidera de leur destin amoureux. Dollface souligne l’importance de la sororité et des amitiés féminines. La série, notamment les dialogues, sont mordants. Et, le jeu, tout en ironie de Kat Dennings ( WandaVision, Thor), dans le rôle de Jules, apporte beaucoup à la série. 

10 épisodes d’environ 25 minutes à voir sur Disney Plus. 

L’invitée : Charlotte Blum 

Charlotte Blum est journaliste spécialisée dans les séries pour la plateforme OCS. 

 

L’équipe de SERIELAND : 

Autrice et présentation : Eva Roque

Réalisation : Christophe Pierrot

Chef de projet édito : Timothée Magot 

Diffusion et édition : Clémence Olivier avec Salomé Journo

Préparation : Magali Butault

 

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