Running, La glace et le sel, le débat

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Ce matin Elisabeth Assayag vous nous parlez de la folie du running à l'occasion de l'ouverture du salon du running demain à Paris Porte de Versailles.

Oui le running ou course à pied, c'est un loisir à la base gratuit mais qui est devenu un business à part entière. Aujourd'hui c'est entre 12 et 16 millions de français qui font du footing. Tous niveaux confondus. Et petite nouveauté depuis un an, les femmes sont désormais plus nombreuses à pratiquer la course à pieds.

Donc vous imaginez que les équipementiers, les marques se frottent les mains devant un tel engouement.

Rien que pour les chaussures, le chiffre d'affaire est estimé à 500 millions d'euros, deux paires par an pour les hommes contre une par an pour les femmes.  Et le panier moyen des femmes est de 414 euros, on est passé de la pratique solitaire au sport convivial. Donc on ne porte plus le vieux jogging troue du dimanche.

Résultat, les marques de sport se sont toutes mises  sur ce marché, comme Asics, New Balance, Nike, Adidas, Puma, Salomon ou Kalenji. Mais pas seulement, même les enseignes de vêtements classiques ont investi dans le running comme Hetm ou encore Zara et Mango. Le marché du running pèse deux fois plus que le marché du football. Sans oublier les barres nutritionnelles et les boissons énergétiques.

 

 Et les innovations sont très nombreuses sur ce marché pour aller encore plus vite

 

Oui d'abord dans les chaussures. Des spécialistes de la biomécanique planchent pour sortir des chaussures à chaque fois de plus en plus légères.

Le maillot aussi, là je vous parle de celles et ceux qui se lancent dans des marathons. Et ils sont de plus en plus nombreux. Les maillots donc sont élaborés  avec des matériaux différents avec pour souci majeur l'écoulement de l'air.

Donc des textiles seconde peau ce qui signifie très léger.  Plutôt sombre car les couleurs foncées absorbent les rayons du soleil. Et pour les chaussures les spécialistes conseillent de porter des baskets d' taille supérieure afin d'éviter toute compression ce  qui pourrait accélérer le refroidissement.

 

Résultat les marathons sont en hausse même pour les nouveaux coureurs?

Oui il y a près de 6000 épreuves en France par an. Toutes payantes en moyenne 30 euros. Pour vous donner une idée le marathon de Paris c'est 1 million et demi d'investissement et il génère 50 millions d'euros de retombées.

 

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Nicolas Carreau, vous nous raconter ce matin une histoire qui fait peur !

Je m’adresse, oui, à tous les lecteurs de Dracula de Bram Stoker ! Ou à ceux qui ont vu le film de Coppola. Si vous vous rappelez bien, le comte Dracula quitte son château de Transylvanie pour se rendre à Londres. Mais bien sûr, il ne se déplace pas comme n’importe quel voyageur puisqu’il ne peut pas s’exposer à la lumière du soleil, c’est bien connu. Alors, il est enfermé dans une caisse pleine de terre de son pays à fond de cale d’un navire, comme une marchandise.

Sauf que la nuit,  évidemment, il en sort pour se nourrir tout ça n’est pas raconté dans Dracula. On voit juste arriver le navire dont l’équipage a été décimé. Le capitaine a été retrouvé mort les mains liées au gouvernail par la seule chose qu’un vampire n’aurait pas osé toucher : un chapelet.

Mais c’est raconté dans ce roman, c’est ça ?

Exactement ! L’auteur est Mexicain, il s’appelle José Luis Zarate. Et le roman s’intitule : La glace et le sel, chez Actes Sud. Et effectivement, il s’agit du récit – glaçant, évidemment – de la traversée du comte Dracula. Et de ce qu’il advint de l’équipage… Des phénomènes étranges qui ont commencé la nuit venue à bord du Demeter, le fameux navire. La disparition inexpliquée des rats d’abord. Et puis cette brume qui se répand et ondoie sur le sol de la cale.

C’est bizarre quand même, c’est le capitaine qui raconte les événements et ses états d’âmes. Il se trouve que le capitaine est homosexuel. Et comme dans toute bonne histoire de vampire, la peur se mêle au désir. Je vous laisse découvrir la suite. Mais évitez de lire ce livre seul, la nuit, sans ail ni crucifix à portée de main quand même.

La glace et le sel donc chez Actes Sud. Merci Nicolas

 

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La presse en région avec Marion Calais. Marion, à la Une, évidemment, la politique !

Lendemain de débat oblige. Voilà nos 11 candidats en course pour l'Elysée qui s'affichent à la Une comme dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace qui salue "un débat de la démocratie" dans lequel chacun a pu défendre ses positions, sur un pied d'égalité,  "les petits à l'égal des grands" titre ainsi La Nouvelle République.

Pour la Voix du Nord, les petits sont passés à l'attaque mais pour chacun, l'objectif était le même : convaincre les indécis.Des candidats qualifiés d'offensifs et de détonants par l'Echo Républicain.

Alors que de son côté, Libération Champagne joue la contre-programmation. En mettant à la Une, celui que tout le monde veut remplacer : François Hollande : visite du président dans l'Aube demain. Le chef de l'Etat qui multiplie ces dernières semaines les déplacements en région.

 La personnalité du jour se prépare à une rencontre par 85 mètres de fond.

"Le seigneur des abysses va saluer le prince des pilotes" écrit ce matin la Provence. Le seigneur des abysses, c'est Arthur Guérin-Boëri, 32 ans, Quintuple champion du monde d'apnée dynamique. Celle qui se pratique non pas en profondeur mais en distance, 300m parcourus sans respirer l'an dernier, un record. D'ailleurs, il en a 3 records du monde à son actif mais le méditerranéen se lance aussi dans des projets plus personnels.

C'est ainsi qu'il se prépare à cette rencontre avec le prince des pilotes, comprenez Antoine de Saint Exupéry. Pour une plongée sur l'épave de l'avion de l'auteur du petit Prince, au cœur du parc national des calanques.

L'aventure personnelle n'en sera pas moins sportive car située dans une zone exposée aux vents et aux courants. Le tout déjà orchestré dans la tête d'Arthur Guérin Boëri qui sera suivi par des caméras : "après un road movie sur les routes du littoral provençal, je plonge dans les eaux bleus pour m'envoler, dit-il, à la rencontre de Saint Exupéry". Le tout devrait se dérouler aux beaux jours, sans plus de précision. Lui qui a l'habitude de filmer ses aventures : à la rentrée sortira un documentaire sur l'une de ses plongées sous la glace d'un lac finlandais. Et le froid, il le retrouvera cet hiver, pour un nouveau défi dans le Grand Nord.

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