Petite histoire des cosmétiques mauvais pour la santé et l'affaire Pénélope Fillon

SAISON 2016 - 2017
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Isabelle Quenin, Nicolas Carreau et Marguerite Lefèbvre font le point sur l'actualité du jour.

 

Isabelle Quenin pour la consommation

Il faut souffrir pour être belle mais attention aux astuces beauté dangereuses qui ont marqué l’histoire.

Ce qui est fou, c’est que certains de ces produits étaient encore utilisés récemment et notamment l’arsenic. Il entrait dans tous les composants de crèmes et onguents que les femmes utilisaient pour entretenir la perfection et la blancheur de leur teint.
Au début du siècle dernier, la mode c’était les teints de porcelaine plus blanc que blanc. En 1901, une pub vantait les mérites d’un savon à l’arsenic, censé faire disparaitre les taches de rousseur, les boutons d’acné et même les cernes.
Tout disparaissait y compris l’utilisatrice ! L’arsenic c’est avant tout un poison alors s’enduire le visage de crème à l’arsenic qui va bien sûr pénétrer par tous les pores de la peau, c’était mortel !

Mortel aussi le radium, on sait que c’est efficace mais on ne maitrise pas du tout les effets secondaires donc des petits futés en mettent partout là aussi le but c’est de blanchir le teint mais pas seulement.
Pommades, crèmes d’accord mais plus étonnant des pastilles, des suppositoires et même des sous-vêtements. Tout le monde ignore alors qu’une exposition prolongée au radium peut entrainer la mort.
En 1948, la marque Tho radia, spécialiste des cosmétiques radio-actifs avaient pour ambassadrice Jacqueline Donny, la miss France de l’année.

C’est à peine croyable !

Et si on continuait avec du goudron pour allonger les cils ? On est en 1930 et la mode c’est d’étoffer et d’allonger les cils, d’où l’idée de mélanger goudron et charbon. On imagine le résultat et une marque, Lash lure s’est fait une pub épouvantable, l’une de ses clientes a porté plainte, elle était devenue aveugle.

1900 c’est assez récent, mais ces produits surréalistes on en trouvait bien avant ?

Dans les appartements de Marie Antoinette au Petit Trianon qui se démaquillait soigneusement avec de l’eau de pigeon que lui préparait son parfumeur attitré Jean-Louis Fargeon. Il nous a même légué sa recette dans son livre L’art du parfumeur paru en 1801 : deux pigeons vidés et coupés en morceaux, quatre noyaux de pêche et 12 blancs d’œuf que l’on fait macérer pendant 12 heures dans du lait de chèvre ; puis on met le tout au soleil trois jours et on finit à la cave. On se demande comment Marie-Antoinette n’était pas couverte de pustules avec cette infâme décoction.

Pour terminer : un masque au sang de bœuf. Lola Montès se faisait préparer un carpaccio de bœuf pas pour son assiette mais pour son visage et son cou. Tous les hommes en étaient fou car elle était belle à croquer.

 

Marguerite Lefèbvre pour la presse quotidienne régionale

À la Une de la presse en région ce matin, l'affaire Pénélope Fillon.

Le parquet national financier l'a annoncé hier, l'enquête se poursuit. Les magistrats ne peuvent pas encore classer l'affaire sans suite mais ils ne sont pas en mesure non plus de mettre François Fillon en examen. On parle bien sur ici des soupçons d'emplois fictifs de son épouse Pénélope.
Analyse du Télégramme ce matin : François Fillon seul contre tous. Contre ses adversaires politiques évidemment, mais aussi, contre une partie de son camp. "Tout le monde est persuadé qu'on va au casse-pipe, témoigne un proche d'Alain Juppé, sa blessure est mortelle".
Sur le terrain, certains députés se plaignent, ils n'arrivent plus à faire campagne, le message ne passe plus. D'autres en revanche, tentent le tout pour le tour et font bloc derrière leur candidat. Var Matin nous apprend que tous les députés Les républicains du département ont décidé de soutenir François Fillon. "Nous ne rentrerons pas dans le jeu de massacre actuel" déclarent-t-ils d'une seule voix "il faut réussir l'alternance forte dont la France a besoin".
En attendant, l'étau judiciaire se resserre nous dit L'Union, la pression s'accroit analyse Midi Libre. Pour le quotidien, le calendrier judiciaire pèse comme une épée de Damoclès sur les ambitions de François Fillon. Le candidat de la droite et du centre a promis de se retirer de la course s'il était mis en examen.

La personnalité du jour en région c'est un producteur d'huitres, pas comme les autres.

Cet ostréiculteur s'appelle Alban Lenoir, et c'est la Manche Libre qui nous dresse son portrait.
Les fruits de mer, c'est une spécialité de la famille. Son père est aussi producteur à Blainville sur mer dans la Manche.
Mais Alban lui, ne voulait pas faire pareil. Impensable de produire de manière conventionnelle, de faire comme tout le monde, à la queue leu leu avec son tracteur. Non, Alban rêvait d'autre chose et surtout du grand large.
Son exploitation, il l'a installée en pleine mer dans les eaux limpides de Chausey, à 14 kilomètres du littoral. Alors forcément il ne se facilite pas la tâche. Tous les jours, il fait quatre heures de bateau pour retrouver ses parcs à huitres. Quand il fait beau ça va encore, mais il doit aussi affronter les caprices de la météo. "Tout est plus compliqué avoue Alban, mais ça vaut le coup, la qualité est là!".
Et il peut en être fier. Cette exploitation un peu particulière a fait du jeune ostréiculteur le seul producteur d'huitres BIO en France ! Des huitres qu'il élève pendant trois à quatre ans, c'est peu plus long que la normale. Il parait que ses huitres sont plus iodées, plus corsées que celles que l'on trouve habituellement.
Alban Lenoir qui fait découvrir son travail aux touristes de passage qui peuvent venir s'il le souhaitent avec lui sur son bateau.

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