Le transport aérien, une vie de berger et la sécurité

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Elisabeth Assayag bonjour, ce matin vous nous dites que le transport aérien marche très fort. On prend de plus en plus l'avion pour se déplacer lors de voyages ou lors de voyages d'affaire.

Oui en avril, au départ de la France le nombre de passagers a progressé de 8,7% par rapport au mois d'avril 2016. D'après la direction générale de l'aviation civile même le trafic intérieur marche fort : +2.2% surtout en direction de l'outre-mer, notamment Fort de France. Mais pas seulement, les destinations internationales aussi: la Tunisie a repris des couleurs, ainsi que le Maroc. En Europe c'est la Russie qui augmente le plus.

Donc beaucoup plus de passagers. C'est le beau fixe pour les compagnies aériennes?

Et bien on pourrait croire que oui, et ce serait logique mais ce n'est pas aussi simple que ça. Le secteur se porte bien mais il est malheureusement rattrapé par les tensions politiques dans le monde. Vous savez que les Etats-Unis ont le projet d'interdire les ordinateurs et les gros appareils électroniques en cabine sur les vols internationaux. Une mesure qui risque de coûter plus de 1 milliard de dollars, rien que sur les liaisons Europe Etats Unis. De plus toujours les autorités américaines ont imposé en début d'année des restrictions pour les entrées sur le territoire américain,  pour les ressortissants de plusieurs pays associés au terrorisme.

Et là des dizaines de vols ont été annulés dans le transport aérien du Golfe depuis le début de la crise diplomatique au Qatar.

Alors les aéroports doivent s'organiser ?

Complètement Il faut à tout prix qu'ils réfléchissent à l'accueil des passagers pour que le moment passé à l'aéroport devienne le plus agréable et le moins long possible. Aujourd'hui quand on prend l'avion, ce sont parfois des heures d'attente pour passer les barrages de sécurité. D'ailleurs le patron d'aéroport de paris l'a dit récemment sur notre antenne : 98% des passages doivent passer en moins de 8 minutes mais, ce qui pose problème ce sont les contrôles des passeports.  File d'attente de deux heures.  Donc l'enjeu c'est que ça devienne automatisé, avec des systèmes de lecture optique, des systèmes de reconnaissance faciale. Ça c'est pour les files d'attente et une fois à l'intérieur de la zone d'embarquement, que l'on trouve des boutiques de luxe, des parfumeurs, ou encore des pâtissiers français. Pour que le moment passé à l'aéroport reste un bon moment. 

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Nicolas, ce matin, c’est nature et grands espaces

Avec le livre de James Rebanks, Une vie de berger, chez slatkine & Cie. Ce n’est pas un roman, c’est un récit. Il est berger donc, James Rebanks. Il vit à Lake District dans le nord ouest de l’Angleterre, au milieu des collines, avec ses moutons (of course) et ses chiens. Il y a quatre chapitres : Eté, automne, hiver, printemps il nous raconte son quotidien, le quotidien d’un homme comblé, c’est lui qui le dit : "Je suis l’homme le plus heureux du monde. Quand je me réveille le matin, je sais que je vis où je rêve de vivre, je fais ce que j’ai envie de faire".

C’est rare et précieux. Mais quand vous dites son quotidien, ça veut dire qu’on le suit avec ses moutons ?

Oui. Le livre s’ouvre sur un mot, indispensable pour que l’on s’y retrouve. Heft. Un heft, nous explique James, c’est une partie d’un alpage à laquelle s’est habitué un animal d’élevage. James Rebanks est fils de berger, petit-fils de berger et on peut remonter encore sur plusieurs générations. C’est pareil pour les moutons. Ils sont là, eux et leurs ancêtres, depuis des millénaires ! Les moutons sont libres. Enfin, il n’y a pas de cloture. Théoriquement, ils pourraient aller où ils veulent. Mais comme nous explique James, ils ne le font pas ils savent où est leur place. Ils sont "hefted". 

Ancrés dans le territoire

Oui. Mais alors attention ça pourrait faire un peu passéiste cette histoire. Mais pas du tout. James est très connecté sur les réseaux sociaux.

Et on le suit dans ses alpages, lors de l’agnelage aussi, la mise bas des brebis. Il raconte son grand-père, son père, il évoque ses chiens. Il nous parle de tout, des difficultés rencontrées (notamment pour apprendre la tonte des moutons avec son père) "Un  bon tondeur peut tondre jusqu’à 400 moutons par jour ! Mais 200, c’est déjà un score respectable qui laisserait sur le flanc la plupart des gens". Eh oui, il est heureux James, mais c’est dur. Ça n’a rien d’incompatible. Pour vous en convaincre, lisez Une vie de berger

Le livre de James Rebanks. Chez Slatkine & Cie. Merci Nicolas.

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La presse en région avec Marion Calais. Marion, à la Une, questions autour de la sécurité.

Après les attaques de Manchester et de Londres, l'agression d'un policier sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame à Paris revient largement en première page. "Un messin suspecté" titre le Républicain Lorrain. Le suspect serait en effet originaire de Metz, un étudiant de 40 ans né en Algérie.
 Dans ce contexte, comment assurer la sécurité des grands rassemblements et des rendez-vous touristiques ? Le Progrès évoque ainsi ce matin trois grands concerts sous tension à Lyon. Notamment Coldplay au Parc OL pour lequel 70.000 spectateurs sont attendus.
 Des événements où la sécurité est devenue l'enjeu numéro un. Ainsi assure la Dépêche du Midi, en Occitanie, le budget de la sécurité des Festivals s'affiche en constante augmentation. Avec des contrôles renforcés, et des mises en garde contre trois risques principaux désormais bien identifiés : l'attaque au couteau ou à l'arme à feu, le véhicule bélier et le véhicule, la personne ou le colis piégé. Les préfectures dès le mois dernier ont reçu les instructions du ministère de l'intérieur.

La personnalité du jour est un duo qui s'évade grâce au sport !

 Et s'évader, le mot est pour le moins adéquat pour ces deux détenus qui ont participé à leur première course à pied le week-end dernier en Haute-Vienne à Ambazac. La course, elle s'appelle, "les gendarmes et les voleurs de temps". C'est la gendarmerie qui l'organise chaque année. Depuis 7 mois ils courent 7 heures par jour dans la cour de la prison. Ils courent pour oublier les soucis. Ils visent même le marathon de Nice. 

 

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