Le marché du barbecue et des planchas, Charles et encore ce gros coup de chaud

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Valentine Desjeunes font le point sur l'actualité du jour.

 

Elisabeth Assayag pour la consommation

Le marché du barbecue a pris un virage depuis quelques années.

Il s’agit d’un marché en pleine mutation puisque il y a encore quelques années on ne parlait que de barbecue, désormais il y a également la plancha.
Aujourd'hui, deux appareils vendus sur trois sont des barbecues tandis que le troisième est une plancha.
La plancha c’est une cuisson rapide et conviviale qui fonctionnent à l'électricité ou avec des bouteilles de gaz. Ça sent moins fort que le barbecue, il s’agit d’une plaque très chaude qui peut chauffer jusqu’à 300 degrés au fur et à mesure que vous déposez dessus des aliments crus comme de la viande, du poisson ou encore des légumes crus. C’est d’ailleurs parce que l’on cuit les légumes plus facilement avec la plancha qu’elle s’est imposée petit à petit dans les achats.

Le barbecue c’est mieux ?

Au niveau du goût, les fans de barbecue vous affirment que ça n’a rien à voir! C’est beaucoup plus agréable, vous avez ce petit goût de fumé. Mais le contact avec les braises et le retour de flammes est totalement inexistant avec la plancha. Les experts le disent donc : la plancha est plus saine que le barbecue.
Et puis la plancha est plus économique. Leur prix démarre à 30 euros et peut grimper jusqu’à 1.000 euros pour des modèles électriques.
Le barbecue commence à 20 euros et peut aller, avec les plus sophistiqués, jusqu’à 5.000 euros.

Le moment du barbecue, c’est aussi un symbole de partage.

C’est le moment où l’on commence à relâcher la pression, les beaux jours sont là.
C’est d’ailleurs le premier investissement pour ceux qui ont la chance d’avoir un balcon ou un jardin. Les grandes surfaces nous le rappellent chaque année, observez demain quand vous ferez vos courses.
Les rayons sont davantage garnis d’émincés de poulet marinés, de brochettes ou de chipolatas. D’ailleurs, les prix augmentent pour ces produits en cette saison, il peut parfois être multiplié par trois.
Le leader du marché c'est la marque américaine Weber, qui s’est positionnée dans le barbecue de luxe avec des prix qui commencent à plus de 100 euros. Leur modèle phare c’est le performer prémium à près de 500 euros.

 

Nicolas Carreau pour le Livre du jour

Comme tous les vendredis, ce n’est pas un livre, mais une revue. Aujourd’hui, c’est politique et littérature.

Avec la revue Charles, une belle revue en format livre. Et donc un fil rouge : le rapport des politiques avec la littérature. Et notamment une interview d’Édouard Philippe, le Premier ministre.

Le Premier ministre qui est aussi écrivain.

Absolument. Nous avions rapidement évoqué l’un de ses deux polars lors de sa nomination. Mais l’important, c’est qu’il n’est pas seulement auteur, il est aussi fou de littérature. Ça ne va pas forcément ensemble. L’interview a été réalisée avant sa nomination à Matignon, j’espère qu’il n’oubliera pas ce qu’il a dit. Qu’il est un grand amateur d’Alexandre Dumas ! "Alexandre Dumas est insuffisamment étudié au collège et au lycée. Tous les 10 ans je relis Les trois mousquetaires, Vingt ans après et le Vicomte de Bragelonne. Bien plus que des romans de cape et d’épée, il s’agit de véritables romans noirs, qui portent sur la vengeance, sur les fêlures intimes et sur l’amitié".

Dumas va donc reprendre sa place à l’école ?

Espérons en tout cas. Il y a également Bruno Le Maire, auteur lui aussi. Mais on apprend dans Charles que lorsqu’il était Normalien et qu’il travaillait sa maitrise sur La recherche du temps perdu, il collaborait aussi à la collection Harlequin, les romans à l’eau de rose ! Bon et puis, surprise, bonne ou mauvaise, vous en jugerez, mais vous pourrez lire une nouvelle d’un certain Thomas Thevenoud dans la revue. Il y a aussi une interview de l’écrivain Yann Moix qui se dit, avec son sens de la formule et du paradoxe : "Je suis un mec de gauche de droite".

 

Valentine Desjeunes pour la presse quotidienne régionale

À la Une encore ce gros coup de chaud.

Avec des conséquences graves pour les enfants de l'école de Nersac, c'est à la Une de la Charente Libre. une vingtaine d'élèves ont été pris de malaise et deux d'entre eux ont été hospitalisés. Les pompiers sont intervenus et ont installé un brumisateur géant sous le préau.
Des conséquences inattendues également, nous raconte l'Écho Républicain. "ça chauffe pour la SNCF". Retards, voyageurs dans la fournaise qui étaient privés d'eau, l'association de défense des usagers du Dreux-Paris annonce un orage pénal sur la SNCF. Il estime que la protection de la santé des voyageurs est une obligation.
Et puis des conséquences insolites, vous avez forcément entendu parler de ces conducteurs du tram nantais arrivés en jupe car la direction leur interdisait de venir travailler en bermuda. Et bien ils ont gagné! "la victoire de la jupe" à la Une de Presse Ocean, photo à l'appui. Leur action a porté ses fruits. les chauffeurs peuvent désormais venir travailler en tenue plus légère.

La personnalité du jour est désormais ancien ministre.

Opération communication et reconquête pour François Bayrou.
À peine rentré à Pau après la passation de pouvoir au ministère de la Justice, il a repris possession de son bureau à la mairie et a accordé des entretiens aux trois titres de la presse locale.
"Après la tourmente parisienne, Bayrou se ressource à la mairie" à la Une de l'Eclair des Pyrénées.
Grande photo de lui au téléphone en Une de la République des Pyrénées. "Pau retrouve son maire" titre le quotidien et ce sans aucune amertume.
Un coup de fil qui le ramène aux affaires locales, comme nous le raconte Sud Ouest. Il ne s'agit plus de faire le point avec Matignon ou l'Élysée mais plutôt de déterminer s'il faut ou non prévoir une sous-couche au stade de foot.
Et le maire de Pau de revenir sur son départ du gouvernement. "Je connais la vie politique, dit-il, du point de vue de la sauvagerie et de la violence, c'est un sport extrême. Le pire, ce sont les attaques alors que toute votre vie repose sur un principe d'honnêteté". Lais il termine optimiste : "aujourd'hui, je retrouve la joie de pouvoir continuer le travail entrepris dans ma ville".

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