L’appellation "lait de soja" désormais interdite, Rebelles, un peu de Claire Castillon et des députés fraichement élus

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

 

Elisabeth Assayag pour la consommation

Les appellations autour du lait de soja ou du tofu devraient évoluer.

La cour de justice de l'Union européenne vient de rendre un arrêt qui interdit justement l'utilisation des termes qui font référence à des produits laitiers dans certains produits végétaux.
Ces produits végétaux quelles sont-ils ? Le beurre au tofu, le beurre coco, le fromage végétal, le lait d'amande ou le lait d'avoine. Toutes ces appellations devront obligatoirement bientôt disparaître.
En effet, la cour a rendu un arrêt qui conclut que cette dénomination du mot "lait" devait être obligatoirement réservé aux produits laitiers et seulement produits laitiers et non pas lorsqu'il y a un produit qui est purement végétal.
Le lait étant un produit d’origine animale, on ne va pas commencer à employer ces expressions pour rien.

En France, c’est déjà le cas ?

Il reste encore des progrès à faire car de nombreuses entreprises ont profité du succès des produits végétaux pour lancer et commercialiser du lait de soja, du fromage végétal, de la crème de soja, du lait d’amande ou du lait de coco. Mais c’est désormais interdit, tous les packaging vont devoir être revu.
Sur les sites de ces marques, on s’aperçoit que l’on peut trouver du lait d’amande chez Alpro, mais c’est une exception répertoriée dans le règlement du conseil de l'Union européenne. Tout comme d’autres produits comme la crème de riz ou la crème de marron. Mais pour le reste comme par exemple le soja, l’avoine ou le coco, la mention lait ne figure pas. Pareil chez Bjorg, tout est mentionné végétal sans lait. Ils utilisent le terme de boisson au soja.

Ça marche si bien que ça ces produits ?

Ça marche tellement bien que ça grignote chaque année des parts de marché. Les rayons spécial végétal se sont agrandis dans les supermarchés, et pas seulement dans les très grands hyper. Même dans les commerces de proximité vous trouvez votre rayon 100% végétal.
Mais attention, les autorités et les médecins tirent la sonnette d'alarme depuis plusieurs années. Il est absolument interdit de nourrir un nourrisson avec ce genre de boissons, elles sont insuffisantes en énergie, en protéines, en lipides et en minéraux. Elles peuvent avoir des répercussions sur la croissance et le développement cérébral d'un enfant.

 

Nicolas Carreau pour le Livre du jour

Rebelles, un peu de Claire Castillon aux éditions de l’Olivier

De bonnes nouvelles de Claire Castillon.

Un recueil intitulé : Rebelles, un peu. Rebelles virgule un peu. La virgule compte. Il y a 29 nouvelles. Très courtes. Leur point commun : l’adolescence. Comme La Populaire, c’est le titre. Ça commence comme ça : "Je suis dans le groupe des filles les plus belles du collège, les privilégiées, le groupe des populaires. Et quand on appartient au populaire, c’est inenvisageable d’aller en cours habillée deux fois pareil". Voilà ça vous donne un peu le ton du recueil ! Le rêve de l’héroïne, c’est d’avoir un iPhone. Mais sa mère refuse, elle aura son iPhone quand elle sera adulte. Et puis, c’est tout !

Elle fait une crise d’ado ?

Ben oui, mais on la comprend un peu. Si elle n’a pas d’iPhone, elle risque bien d’être déclassée et de sortir du groupe des populaires ! Il lui faut aussi un sac Balenciaga. Mais bon, sa mère ne comprend rien à rien… Elle ne comprend pas que si elle sort du populaire, elle est foutue. Elle deviendra souffre-douleur. "La populaire, dit-elle, elle te valide ou elle te valide pas. Si elle te valide, tu respires parce que tout le monde t’aime. Si elle te valide pas, tu passes tête de Turc". Une seule erreur peut vous griller. Comme Tessa qui a porté un jour des combis shorts amples. Eh ben, elle a bien morflé ! On lui en parle encore…

Mais au moins elle s’est démarquée !

Oui, ça, c’est ce que disent aussi les parents de la narratrice ! Qu’il faut affirmer sa personnalité et tout ça. Mais ils sont complètement à côté de la plaque. Il y en a une autre qui s’appelle : "mon corps m’appartient". Cette fois, l’adolescente veut se faire percer les oreilles. Mais ses parents refusent. Décidément. Alors, elle appelle Loralee, sa meilleure amie pour se faire consoler. Il faut dire qu’elles sont amies depuis le primaire. Elles ne se sont disputées que deux fois. Quand Loralee est sortie avec son copain. Et quand elle est sortie avec le sien ! Classique. Chacune des histoires racontent l’adolescence. C’est parfois drôle, très réaliste et un peu nostalgique. Il est possible que ça vous rappelle des souvenirs.

Rebelles, un peu donc de Claire Castillon.

 

Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

À la Une, des visages, ceux de nos députés fraichement élus.

La presse du jour ressemble un peu à un trombinoscope, comme dans la Voix du Nord qui consacre deux pages aux photos des élus du Nord-Pas-de-Calais. Sur 33, ils sont 15 à être issus de la République en marche!.
Des parlementaires dont beaucoup vont découvrir l'hémicycle, c'est ainsi que Midi Libre brosse le portrait de cinq novices occitans. Dont l'une n'est pas tout à fait une inconnue, Emmanuelle Ménard, femme de Robert Ménard qui est le maire de Béziers. La candidate frontiste, qui a été juriste et journaliste, a été élue dans l'Hérault avec 53.49%.
Et parmi les personnalités qui font la Une ce matin, on retiendra Marisol Touraine dans La Nouvelle République, battue en Indre-et-Loire. Eric Ciotti, des Républicains, qui s'en sort pour Nice Matin dans les Alpes-Maritimes. Ou encore Delphine Batho, députée PS sortante, qui résiste à la vague en Marche à la Une du Courrier de l'Ouest.

La personnalité du jour n'a rien à voir avec la politique, elle nous emmène dans le monde de l'entreprise.

Avec un job étonnant dont nous parle ce matin Ouest France, celui de "nounou d'entreprise". Et c'est bien l'intitulé du poste de Valérie Poirier, celui qui figure sur son contrat de travail et sur sa feuille de paie. Elle bichonne les salariés d'une entreprise de communication du Mans. "On s'occupe de nos clients dit la patronne, il faut bien que quelqu'un s'occupe de nous".
Valérie, par ailleurs thérapeute, est chargée de regarder au-delà des coups de gueule et des silences. Séances de méditation, entretien ou stocks de café, entre logistique et dialogue, elle désamorce les tensions. "J'encourage à dire ce qui ne va pas" assure-t-elle. Et ça apporte du bien-être confie un salarié qui la voit un peu comme une boule de coton qui atténuerait les crispations.

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