La folie du vegan, Maupassant, LGV Atlantique

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Elisabeth Assayag bonjour. Ce matin vous nous parlez de la folie du Vegan. C'est à dire du 100% végétarien. En effet  l'enseigne de magasins bio Naturalia lance trois magasins 100% bio et 100% vegan dans Paris et la région parisienne.

Oui et c'est une première en France. Imaginez un magasin composés de produits 100% végétaux. Pour vous donner une idée, 100% végétal signifie qu'il n'y a aucun produit issu des animaux et de leur exploitation. Donc adieu le lait, le miel, les œufs… dans ces magasins on trouve plus de 2.000 références 100% vegan. Alors on  y trouve de la mozzarella appelé du Vromage, à base de riz germé, ça se présente comme de la mozzarella. Vous avez aussi du faux bacon, et c'est quasiment le goût du bacon, dans la composition c'est une algue 100% végétale qui est frite. On trouve également des faux œufs, ils sont à  base de fécule de pomme de terre / de pois chiche et d'amidon de manioc! On peut l'utiliser pour faire des quiches ou des fausses omelettes, c'est davantage un liant que des œufs.

Mais si ces magasins ont ouvert c'est que la demande est importante?

Oui la demande a plus que doublé depuis l'an dernier d'après les spécialistes, même si ça reste une niche la demande est là et elle est suffisante pour ouvrir ces trois magasins. Et les ouvertures ont pour l'instant lieu dans des quartiers un peu chics mais ils vont se développer partout en France. Les prix sont plus élevés, c'est jusqu' à deux fois plus cher que des produits classiques surtout pour les plats préparés.  

Cette mode du vegan ne fait que commencer?

Non, mais elle se banalise et cette mode du bien-être n'a rien de passager. Dans les années 70 être végétarien c'était être hippie, ensuite ça a été promu par les stars comme Beyoncé devenue vegan il y a deux ans, rejoignant Pamela Anderson, égérie de la lutte contre l’exploitation animale. Idem chez certains sportifs, à comme le tennisman Novak Djokovic, propriétaire d'un restaurant vegan à Monaco. Etre vegan c'est une hygiène de vie qui s'est accélérée par la multitude des scandales alimentaires, des conditions d'abattage insoutenable.

 

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Nicolas, ce matin, vous n’avez rien lu

Non ! Mais j’ai écouté ! J’ai eu envie, les vacances approchant, de vous parler des livres audios. Et j’en ai justement un là… Un CD chez Ecoutez-Lire. Ce sont les Nouvelles cruelles de Maupassant. Quatre courtes nouvelles. Lues, attention, par Robin Renucci ! il y a Pierrot, La Rempailleuse, La mère sauvage et Une famille.

Vous nous en racontez une ?

Pierrot, la première. C’est l’histoire de Mme Lefèvre, une veuve, qui vit à la campagne avec sa servante, Rose. Elle cultive un petit jardin, mais un matin, elle s’aperçoit qu’on la volée ! on lui a volé une dizaine d’oignons dans son potager ! Enorme scandale. Les voisins rappliquent. Et on lui conseille de prendre un chien ; Mme Lefevre hésite un peu parce qu’elle est vraiment très avare. Et puis, elle accepte. On lui donne donc un petit batard. Il s’appelle Pierrot. Mme Lefevre commence à l’apprivoiser. Mais un jour, nouveau scandale ! On lui demande huit francs de taxe. Il y avait à l’époque une taxe sur les animaux.

Et elle ne compte pas payer.

Et puis encore, non. C’est hors de question. Elle propose le chien à droite à gauche, mais personne n’en veut. Alors, elle décide, avec Rose, d’aller jeter le chien dans un puits et de l’y laisser mourir. C’est terrible, c’est cruel, mais elle ne paiera pas 8 francs.  Elle jette le chien donc, elle l’entend hurler du fond d puits, elle a bien un petit pincement au cœur. Mais elle le laisse là. Sauf qu’ensuite, elle est prise de quelques remords. Ecoutez Robin Renucci.

Et elle va le récupérer ?

Pas tout à fait. Mais la fin est splendide ! Il y a trois autres nouvelles donc, toutes aussi fines et cruelles. Et géniales.

Guy de Maupassant donc. Nouvelles cruelles. A écouter ! Merci Nicolas. 

 

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La presse en région avec Marion Calais. Marion, à la Une, on file à grande vitesse !

Attention au départ prévient ce matin la Nouvelle République. La LGV Atlantique est lancée ce week-end. Dimanche précisément, Paris-Rennes en 1h25, Paris-Bordeaux en 2h.
Et nombreuses sont les villes à en profiter assure Sud Ouest. A Bordeaux, par exemple, c'est tout le quartier de la gare qui a été réhabilité et qui va continuer à l'être. Le quartier Euratlantique comptera logements, bureaux, hôtels, commerces ou encore salle de spectacles.
A Libourne aussi, à 40 kms de Bordeaux, la ville a fait peau neuve pour tenter d'attirer d'éventuels nouveaux venus travaillant à Paris.
En revanche, ajoute Sud Ouest, il est des communes pour lesquelles l'arrivée de la grande vitesse a peut-être été justement un peu trop vite. C'est le cas d'Angoulême : plusieurs chantiers ne sont aujourd'hui toujours pas terminé.
Et sur la LGV vers Rennes, Ouest France se réjouit ce matin de voir la 4G déployée dans les trains à partir du 13 juillet. Les voyageurs pourront ainsi rester connectés et continuer de travailler. Un argument de plus pour espérer attirer des citadins en Bretagne !

La personnalité du jour est un chef de Nice qui vient de recevoir le titre de maitre restaurateur.

Qui récompense l'engagement d'une cuisine faite maison à partir de produits bruts, frais et locaux. Et ce qui fait sa spécificité à ce cuisinier, c'est qu'il est le premier chef vegan à recevoir ce titre. Willy Berton, raconte Ouest France, a banni de son alimentation et de sa cuisine le moindre dérivé animal : de la viande, au miel en passant par le poisson. "ici, on ne tue pas d'animaux" prévient un petit écriteau à l'entrée de son restaurant. Au menu, ça peut donc donner : tartare de courgettes, duo de tartine avec fromage vegan à base de noix de cajou, huitres végétales ou caviar à base de graines de chia. Que du local, rien qui provienne de l'industrie agroalimentaire. A sa table, s'invitent toutes sortes de clients : omnivores curieux, végétaliens ou allergiques et intolérants en tout genre. Qui sont prêts à y mettre le prix, une trentaine d'euros entrée, plat, dessert. Mais le chef l'assure : "je suis pas plus cher qu'un restaurant traditionnel de ma qualité" !

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