60 millions de consommateurs tire la sonnette d’alarme sur le poids véritable des aliments, et le burn out

SAISON 2016 - 2017
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Isabelle Quenin, Nicolas Carreau et Marguerite Lefèbvre font le point sur l'actualité du jour.

 

Isabelle Quenin pour la consommation

On parle aujourd’hui des aliments qui ne font pas bon poids et bonne mesure.

C’est un dossier de 60 millions de consommateurs qui tire la sonnette d’alarme en racontant la déconvenue de Brice qui achète un pot de fromage blanc d’un kilo et qui une fois rentré chez lui le pèse et, Ô surprise, constate qu’il ne pèse plus que 750 grammes.
Il écrit au service consommateurs de la marque qui met en avant la perte d’eau du produit, thèse difficile à tenir puisque 250 grammes d’écart entre le magasin et la maison ça ne tient pas la route !
Plus étonnant encore, le cas de Jean qui achète un sac de haricots secs affiché et facturé cinq kilos. Il pèse le sac devant le responsable dans le magasin et verdict : 4,4 kilos. Très embêté le directeur magasin lui fait une ristourne de 30 % !

Est-ce un cas isolé ou une pratique généralisée ?

Pour en avoir le cœur net, 60 millions de consommateurs a pesé 1.000 produits, pour savoir si les fabricants étaient vertueux ou pas.
Le "ou pas " l’a emporté souvent. Et c’est comme à l’école il y a de très mauvais élèves. Donc ce matin, on balance !
La palme revient aux oranges et bananes en filet ou en sachet où plus de la moitié des références sont hors des clous réglementaires. Idem pour les tomates vendues en barquette pour lesquelles le poids indiqué, et donc le poids facturé, n’est pas le bon.

Visiblement, c’est le rayon fruits et légumes qui est mis en cause ?

Pas seulement ! Dans la famille farine, même constat : un tiers des produits sont trop légers et les fabricants l’expliquent par la dessiccation de la farine et l’élimination de l’eau.

Pas de bonnes surprises ?

Si bien sûr restons dans les farines si un tiers d’entre elles sont plus légères que le poids indiqué les deux tiers "restant sont conformes et même avec un produit qui affiche un kilo et qui pèse 1,180 kilo".

Il y a des lois pour protéger les consommateurs ?

Un décret de 1978 prévoit le contrôle métrologique des produits et accordent une marge d’erreur de 15 grammes pour des produits de un kilo.
S’il y a plus de 15 grammes d’écart, le produit est déclaré défectueux et doit être retiré de la vente.
Quelques conseils pour les consommateurs, vérifiez les balances dans les magasins. Si vous voyez une vignette verte sur la balance c’est qu’elle est régulièrement contrôlée et ayez l’œil ne payez que la quantité nette et pas l’emballage.
Il faut en avoir pour son argent, pas moins. Plus c’est assez rare !

 

Marguerite Lefèbvre pour la presse quotidienne régionale

À la Une de la presse en région ce matin, une maladie de plus en plus courante mais pas encore reconnue officiellement.

Le surmenage, le stress au travail et l'effacement de la vie privée. On parle ici du burn out.
Hier, les députés ont déposé une série de propositions pour reconnaitre cette maladie. Et ce matin, vos journaux en région ont décidé d'y consacrer plusieurs pages.
Comme le Républicain Lorrain qui est allé rencontrer Jean-Paul. Ce cadre sup de 53 ans est encore en train de se reconstruire. Un jour, il y a quatre ans, en arrivant au travail il a tenté de mettre fin à ses jours. Le déclencheur : un mail envoyé par un de ses collègues à toute la direction dénigrant son travail.
Jean-Paul a pu être sauvé. À l'hôpital, le médecin qui s'est occupé de lui a tout de suite détecté un Burn Out, une maladie professionnelle.
Diagnostic encore trop rare notamment car le symptôme reste mal évalué, alors qu'il s'agirait pourtant du Mal du Siècle. C'est la Une du Dauphiné Libéré.
Aujourd'hui, il y a 98 maladies professionnelles reconnues par la Sécu et le Burn out n'en fait toujours pas partie.
Il faut le reconnaitre, mais aussi le prévenir nous dit le Progrès. Les parlementaires voudraient que soient évalués, dans chaque entreprise, les risques psychosociaux. Un questionnaire existe mais la moitié des sociétés ne le remplissent pas. Ce serait pourtant une première prise de conscience.
Et puis la déconnexion, c'est un nouveau droit depuis le 1er janvier, il faut maintenant l'appliquer concrètement. Car pour les médecins, garder son téléphone professionnel allumé est une source de stress et de pression. Selon les dernières études, environ un tiers des salariés français consultent leur portable professionnel en dehors des heures de travail.

La personnalité du jour, c'est quelqu'un qui a toujours su séparer sa vie professionnelle et sa vie privée mais qui a décidé de lier les deux le jour de sa retraite.

Le travail c'est parfois des carrières heureuses ! C'est ce qu'a vécu Norbert pendant 40 ans, il était facteur à Saint Avold à côté de Metz.
Facteur la semaine et musicien le week-end avec son groupe de rock "Accoustic affinités".
Au moment partir à la retraite, il a eu une idée que nous raconte l'Est Républicain ce matin.
Pour son tout dernier jour de travail, il a pris sa guitare, ses musiciens et a décidé de faire sa dernière tournée de courrier en musique ! Des adieux dignes d'une rock star. Il avait annoncé son événement sur Facebook, résultat certains amateurs sont venus le long du parcours, les habitants ont ouvert leurs fenêtres ou sont descendus dans la rue pour le saluer.
Partir en chanson était "une évidence" pour Nono, qui va désormais se consacrer entièrement à la musique. Il devrait également tenir une promesse qu'il a fait à ses ancien collègue : écrire une chanson sur sa vie de facteur !

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