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Chaque matin, Jean Zeid livre ce qu’il se fait de mieux en matière d'innovation. Ce mardi, il s'intéresse à la startup Volago qui up a conçu une plateforme de vente de mode durable fabriqué majoritairement en Auvergne-Rhône-Alpes.

Ce mardi matin, l’union fait l'écoresponsabilité dans la mode.
L’union, elle s’appelle Volago, une société lancée à l'automne et qui réunit une vingtaine de marques sélectionnées. La start up a conçu une plateforme de vente de mode durable fabriqué majoritairement en Auvergne-Rhône-Alpes, mais aussi dans le reste du pays, en Europe ou ailleurs dans le monde. Aujourd’hui en France, on dénombre 40% de vêtements acheté en plus qu'il y a 15 ans, sauf que nous les conservons moitié moins longtemps.
Quels sont les critères de sélection ?
Ce qu’ont voulu Jérémy Chossat et Florian Gabriele, les deux co-fondateur trentenaires de Volago, c’est de vendre des vêtements conçus pour durer. Et y a plutôt intérêt puisque la société répare gratuitement les vêtements proposés à la vente. Ue couture qui lâche, un accroc raisonnable sur un pull, la réparation est gratuite. Le choix des tissus est donc primordial  le coton bio, le lin, le chanvre, le tencel ou encore les plastiques recyclés. L’acte d’achat ne s'arrête pas à la vente pour augmenter la durée de vie du vêtement.
L’autre critère : c’est le refus du travail des enfants. L’industrie textile représentera en 2050 un quart des émissions globales de gaz à effet de serre. Surtout elle emploie 170 millions d'enfants dans des conditions de travail parfois déplorables.
Est-ce que les fondateurs ont réussi à trouver beaucoup de fabricants respectant ces deux critères ?
Et bien pas tant que ça. Des vêtements durables plus des garanties sur le processus industriel, ça ne court pas les rues Au total, une vingtaine de marques ont passé les tests pour le moment afin de remplir les rayons virtuels de la plateforme Volago qui a donc un objectif :  simplifier l'accès à des vêtements pour les hommes les femmes et les enfants réellement écoresponsables aux consommateurs et leur donner un maximum d’information au passage : vêtements, sac chaussures, les matières utilisées, les modes de production, l’impact environnemental réel, la répartition du montant payé à la caisse entre les différents acteurs de la production et de la distribution.
Un esprit très loin de celui de la fast fashion avec des vêtements peu chers et des collections renouvelées parfois quotidiennement.
Et les prix ?
Évidemment, ce ne sont pas ceux de la fast fashion. Un peu plus de 100 euros pour des baskets, à partir de 60 euros pour une robe, 50 euros le pyjama enfant, des prix plus ou moins abordables mais loin des tarifs de la fast fashion pour le moment.