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Chaque matin, Jean Zeid livre ce qu’il se fait de mieux en matière d'innovation. Ce jeudi, il s'intéresse à la startup Green Phoenix qui recycle les sapins de Noël.

Ce matin, les sapins de Noel, ça se recycle aussi.
C’est sans doute l’arbre ayant la plus grande décote entre l’aura de début décembre et la gêne de début janvier quand les fêtes sont passées. Plusieurs solutions s’offrent alors à vous  les jeter au coin de la rue dans un espace dédié très vite congestionné par des conifères en fin de vie ou alors d’aller en déchetterie ou parfois directement dans la poubelle.
À Strasbourg, la start-up Green Phoenix propose de s’occuper de tout. Du retrait au recyclage.
Où est née cette entreprise ?
Dans une école de commerce alsacienne, cinq copains proposent ce projet en 2019 pour un concours de création d’entreprise. Ils remportent le premier prix et décident donc de se lancer dans l’aventure de l’entreprise, histoire de voir si leur idée tient la route du réel. Et c’était bien vu. En 2021, ils compte une cinquantaine de sapins ramassés. Puis 150 l’an dernier et espère en récupérer plus de 200 cette année.
Comment fonctionne ce service ?
Je l’ai dit, c’est Green Phoenix qui s’occupe de tout. Green Phoenix vient chercher le sapin chez vous ou dans les entreprises, avant de le faire recycler chez des sociétés partenaires et spécialistes. La collecte elle se fait à vélo uniquement avec une remorque pouvant en accueillir jusqu’à six par tournée, que ce soit auprès des particuliers et des entreprises. Les clients réservent leur créneau en ligne et le service est facturé entre 15 et 25 euros par arbre selon leur grandeur, jusqu’à 2,80m. C’est le prix de la tranquillité et du bien être des trottoirs et de la planète. Une fois chez le recycleur, les sapins sont broyés avant d’en faire du compost à étaler dans les champs. Le conifère est un bon fertilisant naturel.
Mais ça reste une activité saisonnière.
Oui, c’est pour cette raison que Green Phoenix s’est également tournée vers la collecte de biodéchets.
Les biodéchets, on les trouve dans les jardins et les parcs mais aussi dans les cuisines des ménages, des restaurants, des magasins de vente au détail comme le fleuristes. Ce service a d’abord été proposé à Strasbourg, toujours en vélo cargo puis à Metz. Depuis sa naissance Green Phoenix a parcouru environ 20.000 km en vélo et a valorisé 400 tonnes de biodéchets. Une idée d’entrepreneur qui pourrait se généraliser dans les grandes villes.