Le PS d'Olivier Faure va-t-il retomber sur ses pattes ?

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Le parti socialiste a désormais un chef : Olivier Faure qui a été formellement élu jeudi avant le Congrès des 7 et 8 avril prochains.

Sur la "to do list" d’Olivier Faure, devinez ce qu’il a mis tout en haut. Appeler ses cousins de la famille de la gauche ?  Les syndicats pour renouer le dialogue ? Faire un tour à Jarnac sur la tombe de François Mitterrand, ou sonner rue de Rivoli chez François Hollande ? Non, sa première décision sera de trouver une mascotte pour le PS ! Pas bête, il faut bien l’incarner ce parti. La rose a pâli, la pomme a déjà été pris, les éléphants sont au cimetière, le dinosaure n’est pas très nouveau monde, et le chien fait vraiment trop présidentiel. "Alors pourquoi pas un chat ?", a lancé le nouveau patron du PS.

Le sens caché. Depuis, les analystes politiques se perdent en conjectures : un chat parce qu’il retombe toujours sur ses pattes ? Un chat parce qu’il a neuf vies ? Parce qu’il dort beaucoup mais qu’au réveil, gare au coup de griffe ? Ou un chat parce qu’il louvoie ? L’ex-premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis était d’ailleurs surnommé O’Malley, le chat de gouttière des Aristochats. En réalité, Olivier Faure a lancé cette idée comme une boutade, vue son succès, il s’attend, dit-il, à recevoir des chats de la France entière ! Il a déjà trouvé un nom à ce chat socialiste : Jaurès.

Les défis à relever. Mais le nouveau patron du PS a encore bien d'autres choses à faire. Il doit trouver un nouveau siège pour le PS, puisque le parti doit quitter Solférino avant septembre. Le choix se fera entre deux immeubles repérés dans des quartiers plus populaires que le 7ème arrondissement parisien. Un critère : être proche d’une gare. Et au regard de l’accueil qu’Olivier Faure a reçu lors de la dernière manifestation de cheminots, il se rapprochera au moins des cœurs à conquérir. Autre objectif : retrouver des adhérents. Le PS en compte 102.000 officiellement, mais moins de 38.000 ont participé au vote. Avec des adhérents, le parti retrouvera également des subsides. Et puis, il lui faut encore des idées, un projet. Une bagatelle.

Le départ du MJS. Le PS va devoir aussi remettre un peu d’ordre chez les chatons. La toute nouvelle présidente élue des MJS, mouvement des jeunes socialistes, vient de partir avec armes et bagages, et la majorité des membres du bureau national, directement chez Benoît Hamon ! Elle a laissé un mot d’adieu : "le PS aujourd’hui, c’est une Ehpad". Le parti dénonce un hold-up et parle de "tricheries" dans l’élection de la traîtresse. Olivier Faure, olympien, ne s’émeut guère de cette nouvelle saignée : "Cent jeunes qui partent rejoindre celui qu’ils n’ont jamais quitté, à savoir l’ex-président du MJS, Benoît Hamon", relativise-t-il Rien de grave. "Alors qu’il existe des chiens policiers, jamais aucun chat au monde n’accepterait ce foutu métier", comme disait Siné.