Lignes ferroviaires abandonnées : la coopérative Railcoop souhaite les restaurer

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Notre planète est une chronique de l'émission Europe Matin - 6h-9h
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Depuis sa ferme pédagogique installée à Boisset en Haute-Loire, Fanny Agostini met à l'honneur l'alimentation, la santé et l'agriculture. Ce vendredi, elle s'intéresse à la coopérative Railcoop qui souhaite restaurer des lignes ferroviaires abandonnées.

Des lignes ferroviaires nationales s’ouvrent à la concurrence et c’est un bon point pour l’écologie.

C’est tout frais, ça date de décembre dernier. L’Union européenne a acté  l’ouverture à la concurrence des lignes ferroviaires nationales. Jusqu’ici, la SNCF était à la fois propriétaire des réseaux ferrés de France et aussi leur principale exploitante. Mais désormais, d’autres opérateurs pourront faire rouler des trains avec voyageurs. L’occasion pour certains acteurs de profiter de cette ouverture à la concurrence pour mettre un coup d’accélérateur à la transition écologique. C’est le cas de l’entreprise Railcoop, une société coopérative d’intérêt collectif qui ouvrira une ligne de fret en 2021 et une ligne de voyageurs en 2022.

Comment  Railcoop apporte une contribution écologique au transport ?

L’argument écologique de Railcoop, c’est d’exploiter des lignes SNCF qui ont été abandonnées ces dernières décennies. Car, au fil du temps, les coupes budgétaires dans la SNCF ont donné priorité aux axes Paris-Province et à certains axes entre grandes villes, au détriment des maillons plus fins du territoire. Ce qui fait qu'aujourd’hui, un tiers des gares ne sont plus desservies. Alors qu’il faut bien le dire, le train est une alternative 12 fois moins polluante que la voiture pour transporter voyageurs et objets.

Cela pourrait améliorer la mobilité en France et inciter à moins prendre sa voiture et à ne plus prendre l’avion pour les vols domestiques ?

L’avenir nous le dira mais c’est une vraie opportunité. D’autant Que plus que 90% des Français vivent à moins de 10 kilomètres d’une gare. C’est tout bénef pour Railcoop, qui veut investir ces lignes ferroviaires délaissées et ainsi diminuer l’empreinte carbone de la mobilité.