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Chaque matin, Pierre de Vilno fait le point sur les dernières innovations automobiles.

Dossier spécial : une organisation américaine tend à ce qu'aux États-Unis, tout le monde roule en voiture autonome
 
Les prémices de la voiture autonome sont annoncés pour 2025 et la généralisation pour 10 ans plus tard. Avec Anne le Gall, nous avons fait le test il y a quelques semaines à Amiens. Un essai grandeur nature avec l'équipementier Valeo.
Effectivement le système fonctionne, mais il reste deux points à adapter:
1/ la cartographie GPS est encore beaucoup trop imprécise
2/ Le fait de combiner les voitures autonomes et les voitures qui seront toujours conduite par quelqu'un
 
En attendant certaines forces politiques économiques veulent qu'on en finisse avec les voitures avec chauffeurs ?
 
Ça s'appelle tout simplement des lobbys. Ils agissent sur les acteurs de l'économie et de la politique pour faire prendre des décisions plus vite. On apprend en effet que Google, en partenariat avec Ford Volvo Uber et quelques autres, veulent imposer la voiture autonome le plus vite possible.
Ce lobby c'est la "coalition de conduite autonomes pour des rues plus sûres", et elle s'appuie notamment sur la volonté de l'administration Obama qui avait affiché en début d'année désirait d'accélérer leur arrivée sur les routes américaines avec un plan d'investissements de près de quatre milliards de dollars sur dix ans et la promesse de lignes directrices pour tenter d'harmoniser les règles applicables à ces véhicules.
 
Celui de plusieurs géants parle de "routes plus sûres", pourquoi?
 
Pas aux États-Unis c'est seulement en France où la mortalité sur les routes est bien là. D'autant que dans la plupart des états américains on peut avoir son permis de conduire à l'âge de 16 ans. Par ailleurs, on conduit sur de très longs trajets assez linéaires, ce qui a très souvent conduit à poser des plots sur les bandes entre les files pour éviter de s'endormir. En plus, les Américains ne savent pas conduire car 99 % des voitures ont une boîte automatique. Il suffit d'observer les Américains paniqués qui louent des voitures chez nous et qui sont incapables de passer les vitesses. Bref, tout cela conduit cette coalition à dire stop, on arrête. Maintenant qu'on a la technologie laissons la voiture conduire toute seule.
 
Ça a des risques d'aboutir ?
 
Aux États-Unis, c'est possible. La mentalité envers le volant est très différente qu'en Europe. Seuls quelques collectionneur très riches restent attachés à des voitures faisant vroum VRoom.
Regardez le succès de Tesla immédiatement adopté par les américains qui sont pour la technologie, pour le développement et pour que ça aille plus vite. En plus, contrairement à nous ils ne sont pas en majorité des férus de vitesse: et donc là où nous la voiture autonome nous dérange car elle va obéir aux panneaux de signalisation, les Américains prennent la chose beaucoup plus à la cool: ils se disent que sur un trajet ils pourront téléphoner, bavarder, manger un sandwich, regarder la télé ou lire des journaux pendant que la voiture tranquillement regagnera sa destination.