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Chaque matin, Pierre de Vilno fait le point sur les dernières innovations automobiles.

L'essai du mercredi avec aujourd'hui, la nouvelle Fiat TIPO.

Oui, nouvelle ! A ne pas confondre avec le truc carré sorti en 1988 et qui est en train de rouiller quelque part dans une grange de votre grand père. Fiat ressuscite le nom de Tipo, sorti d'ailleurs bien avant, en 1912, pour l'une de ses toutes premières automobiles pour offrir ce qui manquait depuis la disparition de la Croma : une grande Fiat à 4 portes.

Oui, car la tradition de la grande Fiat s'est perdue récemment ?

On n'avait pas le choix ! A la fin des années 2000, les ventes de Fiat s'effondrent. Et c'est grâce au trait de génie du petit fils d'Agnielli, John Elkann, qu'on ressuscita la Fiat 500 qui, encore aujourd'hui, représente l'écrasante majorité des ventes de la gamme. Une gamme concentrée d'ailleurs autour de ce modèle décliné en monospace et en 4x4.

Ce n'est que 8 ans plus tard, après avoir engrangé les bénéfices des ventes du nouveau pot de yaourt que Fiat se relance avec deux modèles mythiques : le Spider 124 (collaboration avec Mazda) et cette Tipo qui reprend la veine des Fiat 124, 125, 131. Des voitures somme toute basiques mais robustes, qui furent d'ailleurs ensuite fabriquées à l'identique dans les pays de l'Est.

Et ça donne quoi cette nouvelle Tipo ?

11.990€, garantie 3 ans / 100.000 km, voilà la promesse. Le résultat est une grande berline : 4m54, c'est autant qu'une DS5. Ce qui attire l'œil tout de suite, c'est la place à l'intérieur, aux places arrières. Le coffre de 520 cm3 n'est pas en reste. On est sur un segment D pour le prix d'un segment B voire A. Ce n'est aucunement une voiture low cost comme on pourrait le croire. Et comme l'est ouvertement la Logan Dacia, plus petite, et avec quelques options, arrivant au prix de cette Tipo. C'est donc une voiture pour ceux qui recherchent une berline routière qui atteint le 130 sur l'autoroute avec un appétit de chameau et qui n'ont pas forcément l'utilité le 0 à 100 en 5 secondes d'une BMW. Une voiture qui emmène toute la famille dans de bonnes conditions.

Après, c'est vrai que la navigation, c'est un Tom Tom, l'insonorisation pour le moteur diésel n'est pas terrible, on oublie la conduite sportive, la boîte n'est pas souple, les suspensions sont molles, la traction avant bien présente, bien dans les mains, ce n’est pas agréable. Mais voilà, pour ceux qui s'en fichent, et qui veulent un produit confortable, utilitaire et en même temps beau, car il faut dire qu'esthétiquement, dans ce marron métallisé que j'ai essayé, c'est joli, c'est bien fini, moi je tire un coup de chapeau, car c'est vraiment le retour à l'ADN de Fiat des années 70.

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