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Chaque matin, Pierre de Vilno fait le point sur les dernières innovations automobiles.

L’essai du mercredi : la “nouvelle” Classe A de chez Mercedes

Vous avez raison de tiquer sur le mot “nouvelle” mais franchement, on en a eu des pubs à l’automne sur cette prétendue nouvelle classe A. Avec quelques mois de retard, voici l’essai de la petite compacte de chez Mercedes, qui vit une renaissance en 2012.

Qu’est ce qui change sur celle là ? Et surtout pourquoi faire un changement trois ans après le lancement ?

A l’époque où nous vivons, les acheteurs de ce genre de produit changent beaucoup plus souvent qu’avant. La plupart du temps, parce qu’ils n’achètent pas “au comptant”, mais souvent se tournent vers des financements attractifs, leur évitant de débourser de 23.000 à 60.000€ pour une Classe A (hors AMG) donc pour une marque comme Mercedes. 

D’abord au niveau look, l’acheteur potentiel sera content de voir que les boucliers avant et les optiques arrière ont changé. Sinon, pas grand chose, il faut garder l’identité d’un modèle qui marche..

Ensuite, au niveau mécanique, on a “mis à jour les moteurs” comme on met à jour des logiciels. Les normes EURO6 sont entrées en vigueur et il a fallu s’adapter.
Deux principaux changements sur les motorisations ici : l’apparition d’une entrée de gamme au moteur sobre et pourtant puissant: la A160 essence, 102 chevaux et à l’autre bout, une A250 sport au moteur encore plus puissant, plus rugissant avec 218 chevaux. Côté diésel, on a travaillé sur la consommation, encore plus basse sur la A180: on arrive désormais à 3,5 litres de consommation en moyenne.

Est-ce sympa à conduire ?

Longtemps, cette auto n'était pas très attirante, car comme pour beaucoup d’anciens possesseurs de l’ancienne Classe A, la nouvelle semblait totalement ratée. Un long museau, très plate, et d’un premier aspect pas très logeable.
En fait pas du tout. Mercedes a su faire oublier l’instabilité sur route des premiers modèles, qui tombaient sur le flanc aux essais, et a construit son modèle 2012 comme un kart. On est comme sur des rails, surtout en version 4 MATIC, on colle au sol et à l’intérieur, c’est parfaitement logeable.

Le moteur revisité de la 250 Sport est une pure merveille de mécanique et fait oublier la possibilité d’une inutile AMG de 381 chevaux.

Qu'en a pensé Madame ?

Madame a été séduite. Pour une fois, c’est elle qui l’a beaucoup conduite, cette voiture. Elle a tout de même regretté la rigidité des suspensions et c’est vrai que sur ce segment, des autos comme la Golf ou la 308, même si elles ont moins de personnalité, sont nettement moins rigides.