Une bonne nouvelle pour le cinéma français, le retour de Michel Drucker, "La Flamme" pas près de s’éteindre et le mea culpa timide de Nicolas Bedos

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Le journal des médias est une chronique de l'émission Culture médias
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Le couvre-feu a été étendu ce week-end, mais ça n’a pas empêché "Adieu les cons" de rencontrer un succès impressionnant. De mercredi à dimanche, le film emmené par Albert Dupontel et Virginie Efira a attiré dans les salles obscures de l’Hexagone 475.200 spectateurs. Un mois après son hospitalisation, on a des nouvelles de Michel Drucker. Sa co-productrice historique, Françoise Coquet, a révélé qu'il ne reviendrait sans doute pas à l'antenne avant février 2021. Ce lundi soir, les téléspectateurs ont dit au revoir à Marc, le héros de "La Flamme" sur Canal+. Invité de "Quotidien" ce lundi soir, Nicolas Bedos s’est plus ou moins excusé pour sa tribune anti-masques du mois de septembre.

Une bonne nouvelle pour le cinéma français !

Et on en a bien besoin ! La semaine dernière, après un suspense haletant, la sortie du film "Adieu les cons" d’Albert Dupontel était finalement maintenue au mercredi 21 octobre. Le doute avait plané suite à l’annonce du couvre-feu dans neuf métropoles françaises qui représentaient plus de 20 millions de spectateurs interdits de séance de 20h ou de 22h. Le couvre-feu a été étendu ce week-end, mais ça n’a pas empêché "Adieu les cons" de rencontrer un succès impressionnant. De mercredi à dimanche, le film emmené par Albert Dupontel et Virginie Efira a attiré dans les salles obscures de l’Hexagone 475.200 spectateurs. Une performance impressionnante en temps normal, et encore plus quand la plupart des cinémas de France ferment à 21h. Pour contextualiser, il s’agit tout simplement du meilleur démarrage de la carrière d’Albert Dupontel en tant que réalisateur. C’est mieux que "Au revoir là-haut", qui avait fini sa course en 2017 à 2,1 millions d’entrées, et mieux que "Neuf mois ferme" en 2013, qui avait lui aussi passé la barre des deux millions de billets vendus.

Albert Dupontel était assez remonté contre la décision de Gaumont de maintenir la sortie du film la semaine dernière.

Dans une interview au "Parisien", l’acteur et réalisateur n’avait pas mâché ses mots. Il s’était dit "frustré et triste de cette sortie bâclée" et avait expliqué qu’une sortie en août avait déjà été décalée. À l’époque, on lui avait promis que le film serait protégé et à nouveau décalé en cas d’inquiétudes sur la situation sanitaire à l’automne. "Les arguments qui m'ont été avancés sont malheureusement triviaux-économiques, ce qui est le mal de la planète depuis quelques décennies. Je demandais juste un délai d'attente mais aujourd'hui, on n'a même plus envie de s'arrêter pour réfléchir. Il faut aller vite coûte que coûte. C'est du gâchis", avait-il conclu. Pas sûr qu’il pense encore la même chose aujourd’hui !

Un mois après son hospitalisation, on a des nouvelles de Michel Drucker.

On l’avait appris un peu au dernier moment, juste avant qu’il fasse sa rentrée, l’animateur de "Vivement dimanche" a été opéré du cœur le mois dernier. Son retour sur France 2 a donc été décalé. À l’époque, c’est la patronne de France Télévisions, Delphine Ernotte, qui avait rassuré le public quant à la santé de Michel Drucker. Elle avait aussi indiqué qu’il pourrait prendre tout le temps nécessaire pour se remettre, et que sa case l’attendrait à son retour. Depuis la rentrée, la case appartient d’ailleurs toujours à Michel Drucker, grâce à des best of de "Vivement dimanche". Et il ne devrait pas y avoir de numéro inédit avant février 2021. C’est ce qu’a révélé sa co-productrice historique, Françoise Coquet, au "Parisien" ce lundi : "La chaîne nous a demandé de remonter des émissions jusqu'en janvier. Mais à mon avis, il ne reviendra pas avant février".  

Au passage, on apprend que Michel Drucker avait demandé à la direction de France 2 de confier les commandes de "Vivement dimanche" pendant sa convalescence à la navigatrice Maud Fontenoy ! Mais la chaîne a refusé catégoriquement selon sa co-productrice : "Ils tenaient à ce que Michel reste à l'antenne, pour maintenir le lien avec ses téléspectateurs, même avec des rediffusions. Peu importe la durée". Et ils n’ont donc toujours pas changé d’avis !

Ce lundi soir, les téléspectateurs ont dit au revoir à Marc, le héros de "La Flamme" sur Canal+.

La chaîne cryptée proposait les trois derniers épisodes de la série créée et emmenée par Jonathan Cohen. On y suit Marc, un pilote de ligne venu chercher l’amour dans une émission de dating fictive, "La Flamme". Aux côtés du comédien, un cast de rêve : Leila Bekhti, Géraldine Nakache, Doria Tillier, Vincent Dedienne, Pierre Niney ou encore Florence Foresti et Camille Chamoux. On ne va évidemment pas vous spoiler la fin de la saison, qui est toujours disponible sur myCANAL, mais ce que vous ne savez sans doute pas, c’est qu’une deuxième saison est d’ores et déjà en préparation. C’est ce qu’a révélé Camille Chamoux, qui incarne la délurée Chatalere. Elle l’a annoncé dans le cadre de l’excellent podcast "Serie Land" d’Eva Roque. Elle en a même dit plus sur le format de cette saison 2. "La Flamme" est l’adaptation d’une série américaine, qui était notamment produite par Ben Stiller. Canal+ en a proposé trois épisodes par semaine, depuis le 12 octobre dernier. En moyenne, les six premiers épisodes ont réuni plus de 400.000 téléspectateurs en diffusion linéaire mais évidemment, pour la chaîne, ce sont les performances globales sur la plateforme myCANAL qui comptent. Elles n’ont pas encore été dévoilées, mais a priori, les chiffres sont très bons.

Invité de "Quotidien" ce lundi soir, Nicolas Bedos s’est plus ou moins excusé pour sa tribune anti-masques du mois de septembre.

Le 24 septembre dernier, le comédien et réalisateur avait choqué en publiant un long texte sur son compte Instagram. "Soyons francs : Arrêtez tout. TOUT. Les masques. Les confinements. Excepté face à vos parents très fragiles. Vivez à fond, tombez malades, allez aux restaurants (...) Nous devons désormais vivre, quitte à mourir", voilà un petit extrait de cet appel à l’inconscience collective. Nicolas Bedos a été vivement critiqué, par d’autres personnalités du monde du spectacle mais aussi et surtout par beaucoup d’hommes et de femmes politiques, à commencer par le ministre de la Santé, Olivier Véran. Invité ce lundi soir de "Quotidien", l’acteur a été interrogé sur cette prise de position très controversée, et il a fait une sorte de mea culpa. Pas d’excuse, donc, et une ligne de défense qui est celle de l’artiste, pas tenu de tenir des propos responsables, en ajoutant une dose de "propos sortis de leur contexte". Face à Yann Barthès, Nicolas Bedos a assuré que dans la rue, il croisait des gens qui avaient "compris parce qu'ils suivent (son) compte Instagram". "Ils savent dans quelle période de ma vie je me trouve, ils savent que j'ai pas pu accompagner mes proches, que mon père est en partie parti à cause du confinement et de sa solitude imposée. Ils savent que c'est un cri du cœur". Il y a une semaine, dans une interview au "Point", Nicolas Bedos avait déjà avoué qu’il n’avait "pas pris la mesure de l'insulte que (sa) litanie semblait postillonner aux masques des soignants qui se battent pour nos gueules, aux flics qui s'épuisent à nous protéger de nos ivresses affectives".