Un départ choc à TF1, la suite de la saga TiKToK, le succès du Tour de France et le dispositif inédit des Emmy Awards

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Le journal des médias est une chronique de l'émission Culture médias
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Jean-Pierre Pernaut, figure du Journal du 13h de TF1, quittera son poste avant la fin de l'année. Il ne devrait cependant pas quitter la chaîne. La société Oracle pourrait s'allier à TikTok pour gérer le partage de données du réseau social aux États-Unis. Depuis son arrivée à l’antenne, le Tour cartonne sur France 3, qui diffuse la première partie de chaque étape, puis sur France 2. Ce dimanche, Jimmy Kimmel sera aux commandes de la grande soirée consacrée au petit écran, les Emmy Awards, dans une version "virtuelle" pour cause de Covid.

La suite de la saga TiKToK.

Donald Trump est en guerre contre le réseau social chinois. TikTok, un site de partage de courtes vidéos, très populaire auprès des jeunes. Même s’il est permis de douter de ses motivations, Trump reproche à l’application de collecter des données personnelles et de les fournir au gouvernement chinois. Le président a même menacé d’interdire l’utilisation du site sur le territoire américain. Seule solution pour survivre : trouver un acheteur américain pour rassurer Donald Trump.

TikTok est toujours accessible aux États-Unis pour l’instant ?

Oui, mais il y a une date butoir. Sans accord d’ici au 20 septembre, l’application devra fermer. Le mois dernier, Microsoft a déposé une offre pour racheter les activités américaines de TikTok. Il s’est même allié au mastodonte de la grande distribution Walmart, mais l’offre a été rejetée dimanche soir par ByteDance, la maison-mère de l’application. Aucune explication n’a été donnée mais le plus surprenant, c’est que la société Oracle, reine du logiciel, est désormais considérée comme favorite pour reprendre TiKToK.

Pourquoi est-ce surprenant ?

Parce que ce que propose Oracle, ce n’est pas du tout un rachat mais un partenariat technologique. On est loin de ce qu’exigeait Donald Trump, car ByteDance devrait garder le contrôle des activités de TikTok même si c’est Oracle qui gèrerait le partage des données.

Pourquoi ça a des chances de se faire ?

Les dirigeants d’Oracle sont pro-Trump depuis le début de son mandat. Ils ont participé au comité de transition lors de son arrivée au pouvoir, l’ont soutenu sur la chloroquine et ont même fait des dons pour sa campagne de réélection. Sachant que c’est Donald Trump qui tranchera, ça aide...

TikTok n’est pas le seul réseau social dans la tourmente.

Un rapport terrible pour Facebook a été publié ce lundi par le site américain BuzzFeed. Il est terrible parce qu’il a été écrit par une analyste du réseau social en charge ce qui est appelé "l’intégrité civique". En gros, elle devait s’assurer que les échanges sur le réseau social étaient authentiques. Mais son rapport pointe les lacunes majeures de Facebook dans le traitement des tentatives d’utilisation du site pour influencer des élections à l’international.

Voilà ce qu’écrit l’analyste dans son rapport : "C'est un secret de Polichinelle que les décisions à court terme de Facebook sont motivées en grande partie par la communication et le risque d'attirer l'attention de manière négative. C'est pour ça qu'un de mes supérieurs m'a informée que mon travail n'avait pas d'impact, parce que si les problèmes étaient réels, ils auraient attiré l'attention, la presse s'en serait emparé, et l'entreprise aurait dû y passer plus de temps".

Donc tout ce qui passe inaperçu n’est pas grave ?

C’est exactement ça. Et pourtant, il se passe pas mal de choses d’après ce rapport. L’analyste semble catastrophée par ses propres actes : "J'ai constaté de multiple tentatives de la part de gouvernements étrangers d'abuser de notre plateforme afin de tromper leurs propres citoyens. J'ai personnellement pris des décisions qui ont affecté des présidents, sans supervision, et j'ai dû sévir contre tellement d'hommes politiques de premier rang dans le monde que j'ai arrêté de compter".

Que répond Facebook ?

Pour l’instant, le réseau social minimise et résume le rapport à des "faux likes". "Comme beaucoup d’équipes dans l’industrie ou dans les gouvernements, nous priorisons les sujets sensibles. Les faux likes n’en font pas partie", a déclaré le vice-président en charge de l’intégrité chez Facebook.

Le Tour de France cartonne même après les vacances.

Chaque année, la compétition cycliste fait grimper les audiences de France Télévisions, en plein mois de juillet. Mais cette année, le Covid-19 n’a pas épargné la compétition puisque la pandémie est venue bouleverser le calendrier.

C’est le 29 août seulement que le coup d’envoi a été donné. Face à une concurrence différente, dans un contexte où les téléspectateurs ne sont pas aussi disponibles que pendant les grandes vacances, il n’était pas malvenu de s’inquiéter pour les audiences du Tour.

Au final, est-ce qu’il fallait être inquiet ?

Pas du tout, au contraire. Depuis son arrivée à l’antenne, le Tour cartonne sur France 3, qui diffuse la première partie de chaque étape, puis sur France 2. En moyenne, 3,4 millions de fans sont au rendez-vous sur France 2, pour 36% de part d’audience chaque après-midi. France 3 n’est pas en reste : 2,2 millions de téléspectateurs en moyenne pour les débuts d’épreuve, soit 20% du public. Louise Bernard a demandé à Laurent-Eric Lelay, patron des sports de France Télé, comment il expliquait ces excellents scores.

Au-delà des audiences quotidiennes, France Télé se réjouit surtout de l’intérêt des jeunes pour le Tour. Selon le groupe, 46% des 15-24 ans ont regardé au moins une minute de la compétition cette année, contre seulement 22% au même point l’an dernier, et les consultations de vidéos en ligne sont en hausse de plus de 20% sur un an.

Dimanche, les Emmy Awards récompenseront le meilleur de la télé américaine.

Jimmy Kimmel sera aux commandes de la grande soirée consacrée au petit écran, aux meilleures séries et téléfilms diffusés aux États-Unis. Ça sera diffusé sur ABC et des millions de téléspectateurs devraient être au rendez-vous. Mais évidemment, Covid oblige, la cérémonie n’aura pas tout à fait la même allure que les années précédentes.

Qu’est-ce qui va changer ?

À peu près tout ! Alors évidemment, on reste sur une cérémonie de remises de prix, mais il n’y aura pas de tapis rouge avant la soirée, et pas de stars amassées dans une grande salle avec un masque en plus de leur tenue de soirée.

Vu la situation sanitaire, la cérémonie sera virtuelle. Jimmy Kimmel sera bien en direct du Staples Center de Los Angeles, mais les stars, elles, resteront chez elles ! En tout, 140 caméras ont été réparties aux quatre coins du pays pour filmer les lauréats potentiels, mais aussi les remettants. Certains seront sur la scène du Staples Center, mais pas tous.

Et pas question d’enregistrer des discours en avance ou de révéler à l’animateur quel nom se cache dans quelle enveloppe, même pour faciliter les choses. On n’est donc pas à l’abri, comme en 2017 aux Oscars, qu’un mauvais nom soit lu au moment de révéler le nom d’un gagnant ou d’une gagnante.

Le joli coup d’Amazon Prime.

Vous avez reconnu "Désenchantée" de Mylène Farmer. Après quelques jours de teasing, la chanteuse française a révélé ce lundi qu’un documentaire avait été tourné dans les coulisses de ses derniers concerts. En juin 2019, elle était montée neuf fois sur la scène de la Paris La Défense Arena. Au total, elle avait vendu 235.000 billets pour ce qui a été annoncé comme sa dernière tournée. Un show impressionnant, pharaonique, dont on va pouvoir découvrir les secrets sur Prime Video. C’est le service de streaming d’Amazon qui a décroché cette belle exclusivité. Le documentaire s’intitule "Mylène Farmer : l’ultime création" et sera divisé en trois épisodes. C’est la chanteuse elle-même qui assure la voix off. Prime Video promet "un voyage immersif inédit dans l'univers créatif de l'artiste, rythmé comme un compte à rebours fascinant qui nous mène jusqu'au grand rendez-vous avec le public. Pensées et images inédites se mêlent dans ce récit rare et intime qui emmène les spectateurs jusqu'à la plus intense des communions".