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Violences urbaines : quelles démarches les commerçants impactés doivent-ils suivre désormais ?

[Virginie Merle / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Les manifestations du 17 octobre ont été particulièrement marquées par les nombreux pillages dans les grandes villes de France en marge des cortèges. Pour les commerçants sinistrés, l'heure est désormais à la question des démarches pour se faire rembourser par les assurances. Europe 1 fait le point. 

Des vitrines éventrées, des magasins pillés et des commerçants laissés pour compte face à la situation. Après le passage des milliers de casseurs à travers plusieurs villes de France en marge des manifestations contre la vie chère.  

Et alors qu'au moins 3.000 commerces ont été ravagés, les longues démarches pour tenter de se faire rembourser par les assurances débutent pour les petits patrons touchés par les débordements.

Collecter un maximum de preuves

La première mesure à prendre est peut-être paradoxale : ne pas ranger tout de suite. Lors du constat des dégâts, l'urgence est avant tout de figer l'état des lieux. En clair : photographier et filmer les lieux pour souligner l'ampleur des dégâts auprès des compagnies d'assurances.

Aucun angle ne doit être oublié : vitrine, intérieur, stock détérioré, rayons endommagés, etc... Il est également conseillé de faire intervenir un commissaire de justice pour dresser un constat où sera écrit précisément les dégâts et le stock manquant. Les commerçants sont ensuite invités à se rendre au commissariat le plus proche afin de déposer plainte et garder le récépissé du dépôt pour l'envoyer aux assureurs. 

Démarre alors une course contre la montre avec les compagnies d'assurances. Les commerçants sinistrés ont cinq jours ouvrés maximum pour déclarer le sinistre, par mail, ou par téléphone, puis par écrit via un courrier à envoyer. Vient ensuite le temps du remboursement. 

Des aides débloquées par l'État

Mais en fonction des contrats souscrits, certains commerçants pourraient ne pas se retrouver couvert à 100%. Face à la situation, le gouvernement a annoncé des mesures pour aider les commerçants, à travers le chômage partiel mais aussi via un "fonds de soutien spécifique". 

"On a décidé de déclencher le chômage partiel dès demain, on le fait tout de suite à 100 % (...) Il n'est pas question qu'il y ait de la casse sociale dans cette affaire", a déclaré le Premier ministre Sébastien Lecornu, à l'issue d'une réunion de la cellule interministérielle de crise.

"Nous allons débloquer un fonds de soutien spécifique pour l'ensemble de ces commerces", a-t-il ajouté, car "bon nombre de commerçants avaient déjà fait leur stock, y compris pour Noël" et "il y a "un besoin de trésorerie".