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Violences en marges des manifestations : une commerçante dénonce «la casse silencieuse» subie depuis le 17 octobre

Europe 1 [Europe 1]

Invitée d'"Eliot Deval et vous" ce dimanche, Nacha, commerçante à Rennes, n'a pas subi de casse ou de pillage lors des manifestations contre la vie chère, mais dit être victime d'une "casse silencieuse", conséquence indirecte des émeutes.

La capitale bretonne a connu son troisième samedi de manifestation, ce 31 octobre 2026, qui s'est déroulée globalement dans le calme malgré des heurts en fin de cortèges. Contrairement aux violences et dégradations qui avaient touché la ville le 17 octobre, aucun pillage ni casse majeure n'ont été constatés. 

Au lendemain de cette nouvelle journée de contestation, Nacha, responsable d'une boutique de prêt-à-porter à Rennes, déplore toutefois avoir "subi" son "troisième samedi de casse silencieuse", au micro d'Eliot Deval, "avec un flux en baisse de 60 à 70%" en moyenne. 

"Des défaillances d'entreprises en cascade"

Une baisse qui concerne, selon elle, tous les secteurs d'activité dans l'hypercentre. Les trois derniers samedis de manifestation, c'est "des défaillances d'entreprises en cascade qui vont arriver, des chiffres d'affaires non rattrapables", explique-t-elle, prenant l'exemple d'une collègue qui a dû "arrêter" des contrats d'alternance dès la première semaine suivant la première manifestation, "par manque de moyens".