Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Taux d'emprunt : «Après la Grèce, c'est la France qui est le vilain petit canard de la zone euro», tance Jean-Philippe Tanguy

Le député RN de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, était l'invité de La Grande interview Europe 1-Cnews. [Europe 1]

Les taux d'emprunt des obligations européennes bondissent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. La France n'est pas épargnée, loin de là, puisqu'elle emprunte désormais autour des 4% à 10 ans. Pour Jean-Philippe Tanguy, invité de La Grande interview Europe 1-Cnews, la France est devenue "le vilain petit canard de la zone euro".

La guerre au Moyen-Orient fragilise les indicateurs économiques à travers le monde. Outre la hausse des prix des carburants et l'inflation longue qui risque de toucher les ménages, la France emprunte désormais à près de 4% sur une durée de 10 ans. Une situation qui la place en-dessous de la Grèce, comme l'a rappelé le député RN de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, invité ce mercredi 20 mai de La Grande interview Europe 1-Cnews.

"Cela veut dire que la Grèce, qui était la mauvaise élève, le vilain petit canard de la zone à l'époque, c'est la France qui est dans cette situation désormais", a-t-il fustigé.

Nationaliser TotalEnergies, Jean-Phillipe Tanguy y est totalement opposé

Jean-Philippe a ainsi remis en cause la proposition de La France insoumise de nationaliser TotalEnergies, une opération qui coûterait entre "100 et 200 milliards selon le cours de la bourse", a-t-il rappelé.

"Je ne sais pas où Manuel Bompard va trouver cet argent. Mais, juste pour que les gens se rendent compte, nationaliser, ça demanderait d'emprunter presque autant que tout ce que la France emprunte dans une année entière, soit 300 milliards. Ce sera une augmentation considérable, les taux d'emprunt de la France exploseraient", a-t-il expliqué.

L'élu de la Somme a également souligné que la position du Rassemblement national sur la taxation des superprofits était "très claire" : "il y a déjà un impôt sur les sociétés exceptionnel de 6 milliards d'euros." Il déclare que la gauche procède à "un mensonge parce qu'on ne peut pas taxer deux fois des superprofits, c'est illégal".