Le cofondateur de SamBoat, Nicolas Cargou, défend une nouvelle manière de vivre la mer, plus accessible qu'on ne le pense. Entre démocratisation du secteur, débuts difficiles de la plateforme et modèle économique basé sur la commission, l'invité de "La France Bouge" revient sur la transformation d'un marché longtemps jugé élitiste.
Invité de l'émission La France Bouge sur Europe 1, ce mardi 9 juin, Nicolas Cargou, cofondateur et PDG de SamBoat, est revenu sur le développement de sa plateforme de location de bateaux entre particuliers, devenue en quelques années un acteur majeur de l'activité nautique accessible.
Dans un contexte où le besoin d'évasion se fait de plus en plus sentir, l'entrepreneur insiste sur la dimension émotionnelle de son service : "C'est le meilleur moyen de s'évader, surtout avec le contexte actuel. Prendre un bateau c'est vraiment de l'évasion pure et dure."
Une expérience davantage accessible
Cette expérience est souvent perçue, à tort selon lui, comme réservée à une élite. "J'ai entendu quelques petits témoignages qui disaient que c'était réservé aux riches. Mais pas vraiment. En soi, quand on prend le nombre de personnes à bord d'un bateau [loué avec SamBoat], et qu'on divise finalement le prix d'un bateau, c'est l'équivalent d'un restaurant", développe-t-il au micro d'Europe 1.
Pour le dirigeant, la démocratisation de la location nautique a profondément changé la donne ces dernières années : "C'est beaucoup plus accessible aujourd'hui aussi, parce que la démocratisation a poussé les prix vers le bas, comparé il y a 10 ans". Une évolution qui permet, selon lui, de rendre la mer accessible au plus grand nombre, avec des formules débutant autour de 50 euros pour quelques heures en mer.
"Trouver l'offre est le plus dur quand on commence"
Derrière cette croissance, la construction de la plateforme n'a pas été un long fleuve tranquille. Comme il le rappelle, le défi principal d'une startup de mise en relation est double : trouver à la fois des clients et des fournisseurs. "C'est surtout trouver le client qui va consommer, mais aussi le client qui va fournir, parce qu'on fait l''intermédiation'. Donc on a la double casquette. Et trouver l'offre est le plus dur quand on commence", explique Nicolas Cargou au micro d'Elisabeth Assayag. Sans légitimité ni historique, les débuts ont reposé sur un démarchage intensif auprès des premiers propriétaires.
L'idée a rapidement trouvé son public, notamment chez les particuliers déjà présents sur des sites d'annonces, mais en quête de sécurité et de fiabilité. Samboat est alors venu structurer un marché encore fragmenté : gestion des paiements, des cautions et sécurisation des échanges. "On a apporté l'industrialisation de l'approche existante", pointe-t-il.
Concernant le modèle économique, Nicolas Cargou précise qu'il repose sur une commission prélevée à la transaction, directement sur les propriétaires de bateaux.