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Les supermarchés demandent des «baisses» de prix «systématiques», regrette le lobby agroalimentaire

[Jc Milhet Hans Lucas Hans Lucas via AFP]

En pleine négociations entre les industriels alimentaires et les enseignes de grandes distributions, le président de l'Association nationale des industries alimentaires Jean-François Loiseau regrette "les demandes de baisses systématiques" demandées par la grande distribution.

Le président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) Jean-François Loiseau a dit regretter mardi les "demandes de baisses systématiques" des prix formulées par la grande distribution dans le cadre des négociations commerciales en cours.

"Tout se passe plutôt mal", a-t-il jugé sur BFM Business, interrogé sur l'état d'esprit des industriels de l'agroalimentaire concernant les négociations commerciales avec les supermarchés, qui s'achèveront le 1er mars.

Des baisses jugées peu pertinentes ?

"On ne demande pas de hausses de prix abusives; ce que nous voulons, c'est pouvoir payer correctement les salariés, décarboner, innover", a avancé Jean-François Loiseau.

Pour le président de l'Ania, justifier les baisses de prix demandées par la grande distribution par "le problème du pouvoir d'achat des consommateurs" n'est pas pertinent.

Vers une hausse de 1%

"L'alimentaire, c'est à peu près 12% du panier moyen. On va sacrifier l'agroalimentaire pour quelques petits centimes qui peuvent sauver des entreprises et de l'emploi", a regretté Jean-François Loiseau.

 "Notre réalité, c'est qu'avec un quart des entreprises dans le rouge, , ça ne tiendra pas. Et s'ils font disparaître des entreprises françaises, ils porteront une énorme responsabilité parce qu'on importera plus de produits. C'est pas ce que veulent les Français", juge de son côté Christiane Lambert, ancienne présidente de la FNSEA, désormais à la tête de la filière charcuterie.

Démarrées le 1er décembre et prévues jusqu'au 1er mars, ces négociations annuelles déterminent in fine les prix en rayon (hors marques propres des distributeurs).

Selon le PDG de Carrefour Alexandre Bompard, interrogé à la mi-février, la hausse des prix des aliments devrait être d'environ 1%.