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Les hausses d'impôts depuis la dissolution ont annulé la moitié des baisses intervenues depuis 2014

Dans la lignée d'une dette qui explose, l'époque des baisses d'impôts n'est plus qu'un lointain souvenir. Depuis 2024, ce sont 37 milliards d’euros qui ont été prélevés, de quoi annuler près de la moitié des baisses intervenues entre 2014 et 2023.

L’institut Rexecode vient de publier son bilan annuel des prélèvements obligatoires et le constat est net : l’époque des baisses d’impôts est bel et bien révolue. Depuis 2024, ce sont au total 37 milliards d’euros qui ont été prélevés, soit une hausse de 13 milliards rien que cette année… Entreprises et ménages ont été mis à contribution quasiment à parts égales. Et la trajectoire des comptes publics est tout sauf positive.

L'élastique "va finir par lâcher"

La hausse des prélèvements a été telle qu’en trois ans, elle a annulé près de la moitié des baisses intervenues entre 2014 et 2023. D'autant plus que la baisse des dépenses n’a pas suivi. “Sans que ce soit dit ou complètement mentionné dans le débat public, cela fait deux ans que l’on est rentré dans une sorte de 'nouveau choc fiscal'", explique Anthony Morlet-Lavidalie, économiste et responsable France de Rexecode. 

"Le grand paradoxe, c’est que contrairement à ce que l’on avait vécu lors du précédent choc fiscal, cela n’a pas permis de réduire le déficit public car on a quelque chose de très désagréable en face : des dépenses publiques qui continuent d’augmenter et donc absorbent ces hausses d’impôts, qui sont diluées”, ajoute-t-il

Ce dernier pointe aussi des prélèvements obligatoires qui ne disent pas leur nom comme les CEE ou le fonds catastrophes naturelles… Et pour couronner le tout, l’INSEE a publié ce mardi les chiffres records de l’endettement de la France : 119% du PIB au deuxième trimestre, du jamais vu depuis 1946. Rexecode l'assure, "ce n’est plus tenable, on est en train de tirer sur l'élastique… et il va finir par lâcher".