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Les cadres confrontés à une baisse inédite de leur pouvoir d'achat depuis 2010, selon l'APEC

[Philippe TURPIN / Photononstop / Photononstop via AFP]

Selon le baromètre annuel de l'APEC, publié jeudi 5 novembre, le pouvoir d'achat des cadres a reculé de 3,6% en 2026, notamment sous l'effet de l'inflation. Une baisse qui s'explique en grande partie par le recul des primes et des rémunérations variables, dans un contexte économique peu propice aux augmentations et aux changements de poste.

Du jamais-vu depuis 2010. 2026 aura été une année noire pour les cadres, selon le baromètre annuel de l'APEC, l'Association pour l'emploi des cadres. Paru jeudi 5 novembre, il indique que leur rémunération a baissé cette année en grande partie à cause de l'inflation.

Cette édition met également en évidence une perte de pouvoir d'achat chez les cadres, moins 3,6% cette année. Globalement, cette perte est très marquée sur les 20 dernières années. Depuis la création de ce baromètre de l'APEC en 2007, c'est une baisse de près de 12%.

Des intentions de recrutement des cadres au plus bas

Alors, tous les cadres sont concernés. Seuls 46% ont été augmentés en 2026. C'était 53% en 2025. Mais l'impact est le plus important en milieu de carrière, chez les trentenaires et les quadragénaires.

Si la rémunération fixe des cadres du privé est restée stable à 52.000 euros brut par an, c'est la part variable et les primes qui entraîne cette baisse générale. Près de 6 cadres sur 10 ressentent cette dégradation du pouvoir d'achat, explique l'APEC.

Alors changer de poste, cela reste le meilleur moyen d'être augmenté, mais avec la crise économique actuelle, c'est plutôt l'attentisme qui règne. Les intentions d'embauche de cadres sont au plus bas. Seuls 7% des entreprises disaient envisager de recruter au moins un cadre au cours du troisième trimestre 2026.