Laurent Berger était l'invité du Grand Rendez-vous d’Europe 1/Cnews/Les Échos dimanche. 2:30
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T.M. , modifié à
Invité du "Grand rendez-vous" dimanche, le secrétaire général de la CFDT a estimé dimanche que le conflit sur la SNCF trouvera son issue dans les "négociations". Avec la date du 7 mai en ligne de mire.
INTERVIEW

Pour la première fois depuis le début de la grève des cheminots, le taux de grévistes est tombé en-dessous des 50% (49,6%) samedi, au premier jour du sixième épisode de grève contre la réforme ferroviaire. "Le début de la fin du conflit SNCF se passera dans les discussions, pas dans les perturbations", assure cependant Laurent Berger, le numéro un de la CFDT, dimanche au micro du Grand Rendez-vous d’Europe 1/Cnews/Les Échos.

Le rendez-vous du 7 mai "extrêmement important". Si la réforme contestée a déjà été votée par l'Assemblée nationale le 17 avril dernier, le Premier ministre Édouard Philippe a proposé de rencontrer chacune des confédérations, lundi 7 mai, afin de prolonger les discussions. Un rendez-vous "extrêmement important", souligne Laurent Berger, qui réclame des "garanties" après que le gouvernement a décidé qu'il n'y aurait plus d'embauches au statut de cheminot à la SNCF à partir du 1er janvier 2020. "On veut des garanties, et on veut que la SNCF s'engage vraiment dans la négociation, qu'il y ait des choses claires qui soient mises sur la table. Pour l'instant, ça n'a pas encore été enclenché."

Entendu sur europe1 :
Je souhaite que les trains recirculent normalement mais aussi que les cheminots ne se sentent pas humiliés

"Que les cheminots ne se sentent pas humiliés". "Je ne peux pas savoir si on sera écoutés mais je pense que le Premier ministre, en nous recevant, fait cette ouverture pour que nous soyons écoutés. J'espère qu'il nous écoutera", souhaite encore le syndicaliste. "Ce que je cherche, c'est l'issue du conflit, c'est d'abord des trains qui recirculent normalement mais aussi que les cheminots ne se sentent pas humiliés. On a quand même fait croire qu'ils étaient ultra-privilégiés", conclut-il amèrement.