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La prime d'activité revalorisée de 50 euros en moyenne au 1er avril pour près de 3 millions de ménages

[Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

La prime d'activité sera revalorisée de 50 euros en moyenne à compter de ce mercredi. La mesure concernera près de 3 millions de ménages. 

Destinée à soutenir le pouvoir d'achat des foyers à revenus modestes, la prime d'activité sera revalorisée de 50 euros en moyenne à compter du 1er avril pour près de trois millions de ménages.

Au troisième trimestre 2025, 4,52 millions d'allocataires percevaient cette prime, selon le gouvernement, qui précise que son coût s'est élevé à 10,7 milliards d'euros en 2024. Le calcul de la prime varie en fonction des ressources du bénéficiaire et de l'ensemble des membres de son foyer, de la composition de celui-ci et des autres prestations sociales perçues, dont l'aide au logement.

190 euros en moyenne par mois en 2024

Concrètement, c'est le plafond de la bonification individuelle des personnes qui travaillent qui est relevé au 1er avril, de 184,27 euros à 239 euros. Selon la Caisse nationale d'allocations familiales, le montant moyen de la prime d'activité par foyer s'élevait en 2024 à 190 euros par mois.

Le gouvernement donne l'exemple d'une femme élevant seule ses deux enfants et gagnant 2.068 euros nets par mois. Avant la réforme, elle ne touchait pas la prime d'activité, à partir d'avril elle touchera 68 euros par mois. Un couple avec deux enfants et un seul salaire s'élevant à 1.854 euros passera, lui, de 436 euros de prime d'activité à 490, soit une hausse de 54 euros mensuels.

"Il faut que le travail paie plus"

Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé cette revalorisation mi-janvier, alors que le projet de budget initial du gouvernement prévoyait de réduire les crédits de la prime d'activité de 8,8% en 2026.

"Il faut que le travail paie plus. Plus de trois millions de ménages qui gagnent le Smic ou un peu plus que le Smic seront désormais garantis de gagner plus à la fin du mois", avait fait valoir Sébastien Lecornu. Cette revalorisation laisse sceptiques les syndicats, qui préfèreraient voir augmenter les salaires.