La Monnaie de Paris a présenté cette semaine sa nouvelle pièce d'or pur, la Marianne d'or. Disponible en quatre versions et à des poids différents, l'institution espère conquérir le marché de l'or d'investissement. Mais est-ce vraiment intéressant pour un particulier ?
L'or attire le regard des Français... et de la Monnaie de Paris. Plus d'un siècle après avoir frappé sa dernière pièces en or, l'organisme a présenté cette semaine la digne héritière du Louis d'or et du Napoléon : la Marianne d'or.
Pour l'occasion, l'institution a sorti le grand jeu. La pièce, en or pur, reprend sur sa face avant (appelée aussi l'avers ndlr), la célèbre Marianne en relief, et sur son dos, l'Hexagone. "C'est une décision stratégique" assure Marc Schwartz, directeur général de la Monnaie de Paris au micro de nos confrères de TF1.
Ce dernier souhaite conquérir un nouveau marché : l'or d'investissement. "Il y a une vraie demande d'or et nous avons voulu rendre l'investissement en or accessible au plus grand nombre", assure-t-il.
Une pièce physique... ou numérique
Pour ce faire, la Monnaie de Paris a présenté pas moins de quatre pièces, avec un poids différent à chaque fois pour s'adapter à un maximum de budget . Les clients auront ainsi le choix entre la pièce d'un dixième d'once, d'un quart d'once, d'un demi d'once ou d'une once complète, soit 31,10 grammes d'or. Pour répondre à la demande, chaque pièce sera produite à 100.000 exemplaires.
Mais est-ce vraiment intéressant d'en acheter ? Tout dépendra de l'objectif des clients. Actuellement, la pièce d'or d'une once est vendue aux autours des 3.800 euros, dont 4% de frais inclus dans ce prix.
Les acheteurs ont la possibilité de choisir entre une pièce physique ou une pièce numérique. Si l'acheteur choisi la version numérique, gardée sur un site spécialement crée pour l'occasion, il faudra alors s'acquitter de 0,5% de frais de gestion par an. Une version physique pourra être récupérée a posteriori.
Un cours qui s'envole
Les clients pourront revendre à tout moment leur pièce d'or dans les boutiques spécialisées. Mais attention à la fiscalité. Lors de la revente de métaux précieux, les vendeurs ont deux possibilités : s'acquitter d'une taxation forfaitaire de 11%, à laquelle s'ajoute 0,5% de CRDS ou choisir la taxe sur la plus-value.
Dans ce dernier cas, le client s'expose à une taxation à hauteur de 37,6% sur les plus-values réalisées. Mais, dès la troisième année de possession de l'objet précieux, un abattement de 5% s'applique chaque année. Résultat, après 22 ans, la pièce d'or finira par être totalement exonérée de taxe sur la plus-value.
En clair, la Marianne d'or privilégiera le long terme. Une patience que le cours de l'or récompense. Ainsi, entre 2017 et 2026, l'once d'or est passée d'environ 1.100 euros à plus de 3.600 aujourd'hui.