Dans "Eliot Deval et vous", Charles, retraité de l'action sociale, a raconté les difficultés qu'il rencontre pour boucler ses fins de mois. Avec environ 1.800 euros de revenus mensuels, il dit ne plus parvenir à absorber la hausse de ses dépenses et dénonce un sentiment d'abandon.
Il lui reste 180 euros jusqu'à la fin du mois. Entre son loyer, les factures d'énergie, les assurances et bientôt l'arrêt de sa mutuelle faute de moyens, Charles assure que son budget est sous pression permanente. Au micro d'Eliot Deval et vous, ce retraité a exprimé son exaspération face à une situation qu'il juge de plus en plus difficile à supporter.
"Je n'ai pas le droit à l'allocation logement, je n'ai pas le droit au chèque énergie
Veuf depuis quatre ans, Charles explique percevoir environ 1.800 euros par mois grâce à sa retraite et à une pension de réversion. Une somme qui, selon lui, ne suffit plus à faire face à l'ensemble de ses charges.
"Je ne peux pas quitter mon logement. C'est impossible. J'ai un grand logement qui me coûte 900 euros par mois. L'électricité a flambé. Le gaz, on n'en parle même pas", énumère-t-il.
À ces dépenses s'ajoutent les assurances et les frais de santé. "À partir du 1er janvier, je n'ai plus de mutuelle. Parce que la mutuelle des fonctionnaires, je ne peux pas me l'offrir." Le retraité assure également ne bénéficier d'aucun dispositif d'aide. "Je n'ai pas le droit à l'allocation logement, je n'ai pas le droit au chèque énergie." Une situation qui nourrit chez lui un profond sentiment d'injustice.
Face à cette accumulation de dépenses, Charles "à l'impression d'être un pigeon et une vache à lait. [...] On est le 18 aujourd'hui. Il me reste exactement 180 euros sur mon compte jusqu'à la fin du mois. Donc s'il m'arrive quelque chose, je fais quoi ?"