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INFO EUROPE 1 - Crise des carburants : ce que va faire TotalEnergies après la libération de stocks stratégiques de gazole

TotalEnergies (Illustration). [Isabelle Souriment / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Alors que les distributeurs de carburants sont reçus ce lundi matin à Matignon, pour discuter des modalités concrètes de la mise à disposition des 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques, que va faire TotalEnergies, qui pratique déjà un plafonnement de ses prix à la pompe ? Europe 1 fait le point.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu réunit les distributeurs de carburants à Matignon ce lundi matin pour organiser les modalités concrètes de la mise à disposition des 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques. L'objectif est de faire baisser le prix au litre - 2,35 euros en moyenne actuellement - de 12 à 18 centimes pour redonner un peu d’oxygène aux automobilistes.

Les regards se tournent alors vers TotalEnergies, qui plafonne déjà le prix du litre de gazole à 2,25 euros et celui de l’essence à 1,99 euro.

Éviter d'accentuer les effets d'aubaine

Selon les informations d’Europe 1, le groupe énergétique répercutera la baisse liée à la libération des stocks, mais seulement en partie, avec une ristourne qui pourrait être de l’ordre de 5 centimes par litre de gazole, ce qui aboutirait à un prix de 2,20 euros au litre.

TotalEnergies estime déjà faire un gros effort pour aider les automobilistes avec son plafonnement, qui lui a coûté 500 millions d’euros jusqu’ici. Et le groupe veut éviter d’accentuer les effets d’aubaine et les ruées dans ses stations qui provoquent des ruptures ponctuelles d’approvisionnement.

Depuis le début du conflit, la multinationale aux 3.200 stations-services françaises a gagné de nouveaux clients, portant de 22 à 25% ses parts de marché dans la distribution de carburants.

Le PDG, Patrick Pouyanné, estime que le groupe a amélioré son image depuis le début de la crise. Il s’est engagé à faire durer le plafonnement jusqu’à la fin de celle-ci mais à une condition : que le gouvernement s’oppose à toute nouvelle taxe sur les superprofits des énergéticiens.