Face aux possibles répercussions du conflit en Iran sur l'activité des entreprises, le patronat a de quoi s'inquiéter. Déjà confrontés à une conjoncture nationale peu encourageante, les dirigeants des grandes entreprises font désormais face aux conséquences de la guerre en Iran.
La guerre en Iran se poursuit et elle provoque des inquiétudes chez les dirigeants des grandes entreprises. Si le conflit se poursuit dans le temps, de multiples menaces pèseront sur leurs activités.
La hausse brutale des cours du pétrole et du gaz pourrait relancer l'inflation et freiner la croissance mais aussi assécher la demande des consommateurs. Les incertitudes sur l'approvisionnement et les exportations de marchandises qui transitent par avion ou bateau dans le golfe persique.
"Les pays du Golfe sont en grande partie des importateurs de nos produits"
Après avoir été assommées de taxes pendant la séquence budgétaire, les grandes entreprises font face à un nouveau défi, comme l'explique Charles Znaty, porte-parole du MEDEF.
"Si cette situation venait à durer, il y aura nécessairement des tensions sur certains coûts : coût de l'énergie, matières premières. L'aluminium aussi est un marché qui est très sensible et dont beaucoup de secteurs ont besoin. C'est vrai que les pays du Golfe sont en grande partie des importateurs de nos produits, ce sont des débouchés pour beaucoup de produits français en particulier, les produits de l'agriculture mais pas que. Donc le fait que les transports maritimes et aériens soient pénalisés, ça risque de peser si ça devait durer".
Sur ce dernier point, la récente déclaration du président américain, Donald Trump, qui a affirmé que la guerre durerait jusqu'à la capitulation sans condition de l'Iran, n'a pas vraiment de quoi rassurer les patrons.