Donald Trump exige "la capitulation" du régime iranien pour mettre un terme à l’opération "Epic Fury", lancée il y a sept jours. Une déclaration qui affole les marchés et dont la conséquence directe est l’augmentation du prix du gaz.
La "capitulation" du régime iranien est la condition sine qua non exigée par Donald Trump pour mettre un terme à la guerre en Iran. Cette déclaration du président américain, ce vendredi, affole les marchés, qui redoutent un conflit durable. Cela entraînerait un blocage prolongé du détroit d'Ormuz, par lequel transite près d’un quart de la production d'hydrocarbures mondiale.
Dans un tel contexte, le prix du gaz s’envole, prenant plus de 66 % en une semaine. Un point qui aura forcément des conséquences pour les ménages français.
Offre classique ou à prix indexé
Des conséquences qui vont dépendre du type de contrat pour les plus de 10 millions de Français qui se chauffent ou cuisinent au gaz. Les 7 millions d’entre eux abonnés à une offre classique chez les fournisseurs, dont les tarifs sont calculés en fonction des prix du marché, devraient ainsi voir leur facture augmenter.
Comme l’explique Sylvain Le Falher, cofondateur d’Elowatt : "Il faut s’attendre effectivement à des hausses importantes du prix du gaz dans la mesure où les prix actuels de marché se maintiennent. Une hausse de plus de 50 % qui durerait longtemps se traduirait d’ici quelques mois par une augmentation de l’ordre de 30 % de la facture de gaz."
À l’inverse, pour le tiers de consommateurs ayant opté pour une offre à prix fixe, ils ne subiront pas la hausse des prix. En effet, le tarif du mégawatt-heure proposé par leur fournisseur au moment de la signature du contrat reste stable pour une durée d’un à trois ans.
La bonne nouvelle, c’est que si la flambée des cours continue, les autres utilisateurs de gaz, ceux qui ont une offre au prix du marché, ont encore quelques semaines pour résilier leur abonnement et souscrire une offre à prix fixe.