Fusion PSA-Fiat Chrysler : "Ce qui est fort, c’est la complémentarité de deux entreprises", se félicite Carlos Tavares

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Carlos Tavares 1:54
© TOBIAS SCHWARZ / AFP
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La fusion entre le groupe français PSA et l’italo-américain Fiat-Chrysler a été officialisée mercredi. Carlos Tavares, actuel président du directoire de PSA et futur directeur général de la future entité, a choisi Europe 1, jeudi matin, pour se féliciter d’un tel mariage, qui donne naissance au quatrième mondial du secteur.
INTERVIEW

Carlos Tavares est actuellement président du directoire du groupe PSA. Mais dans quelques mois, il deviendra le directeur général d’un nouveau groupe, né de la fusion entre son actuelle entreprise, et le groupe italo-américain Fiat-Chrysler (FCA). Le rapprochement, qui donnera naissance au quatrième groupe mondial dans lecteur de l’automobile, a été officialisé mercredi. Il devrait être effectif dans un peu plus d’un an. En attendant, Carlos Tavares était l’invité de la matinale d’Europe 1 jeudi. "Ce qui est fort dans cette fusion, c’est la complémentarité des deux entreprises qui fusionnent", s’est félicité le dirigeant.

"Il y a une complémentarité qui est géographique, puisque PSA est fort en Europe, et FCA est particulièrement fort en Amérique du Nord et en Amérique du Sud", a d’abord observé l’homme d’affaires portugais. "Nous avons aussi une complémentarité technologique. Le groupe PSA est particulièrement bien outillé en matière d’électrification. Nous lançons en ce moment tous nos véhicules électriques et nos véhicules hybrides rechargeables. De son côté, FCA est particulièrement avancé en matière de partenariat stratégique avec un certain nombre d’acteurs des véhicules autonomes", a insisté Carlos Tavares.  

Le nom de la future entité ? "Pas encore défini"

Et à l’en croire, cette fusion et cette complémentarité sont aussi des bonnes nouvelles pour le consommateur. "On ne peut pas parler en Europe de mobilité propre sans parler d’une mobilité propre abordable. C’est justement là que cette fusion présente un grand intérêt, puisqu’elle nous donne un effet d’échelle, elle nous donne une taille", a argué le dirigeant. "Nous ne pouvons pas nous contenter de mettre dans nos showrooms des véhicules particulièrement sophistiqués, qui ont toutes les technologies d’électrification nécessaire si ces véhicules ne peuvent pas être achetés par nos concitoyens."

Reste tout de même une inconnue : le nom de la nouvelle entité. Pour cela, il faudra patienter plusieurs semaines. "Ce n’est pas encore défini", a admis Carlos Tavares. "C’est un sujet sur lequel nos équipes planchent. Il faut encore deux ou trois mois pour arriver à bon port, avec un nom qui soit à la fois satisfaisant, inspirant, qui ait franchi tous les filtres en matière d’enregistrement de ces noms et de ces marques. Donc c’est encore un peu tôt pour en parler, mais nous verrons les résultats dans quelques mois", a-t-il promis.

L’installation du siège au Pays-Bas ? "Pas pour des raisons fiscales"

Pour le coup, la décision a déjà été prise et officialisée. Le nouveau groupe automobile aura son siège social aux Pays-Bas. Certains y ont clairement vu la volonté de s’implanter dans un pays plus souple fiscalement que ses voisins afin de payer moins d’impôts. "Si nous allons aux Pays-Bas, ce n’est pas pour cette raison-là", a affirmé Carlos Tavares. "Il est normal que dans une fusion 50-50, le siège s’installe dans un pays que nous pourrions qualifier de neutre. Les experts fiscalistes vous expliqueront qu’à l’horizon 20201, compte tenu des conventions qui ont déjà été passées avec l’Union européen, l’avantage fiscal aura pratiquement disparu."